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Économie – Social DOSSIER : Fessenheim : la plus ancienne centrale nucléaire de France

Un comité de pilotage pour la reconversion de la centrale nucléaire de Fessenheim

dimanche 14 janvier 2018 à 17:04 Par Aude Raso et Patrick Genthon, France Bleu Alsace

Le secrétaire d'État Sébastien Lecornu est attendu à Fessenheim jeudi. Le lendemain, à Colmar, il lancera le comité de pilotage, chargé de la reconversion du site de la centrale.

La centrale nucléaire de Fessenheim, en mai 2017
La centrale nucléaire de Fessenheim, en mai 2017 © Maxppp -

Fessenheim, France

C'est une manière de marquer les esprits et de montrer la volonté du gouvernement de réussir la reconversion : afin de s'atteler au dossier sensible du devenir du site de la centrale nucléaire de Fessenheim, ce n'est pas un, mais trois jours que Sébastien Lecornu, le secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a choisi de passer dans le Haut-Rhin. Il est attendu à partir du jeudi 18 janvier pour rencontrer les principaux acteurs et installer un comité de pilotage autour de la reconversion du site.

La rencontre avec le personnel aura-t-elle lieu ?

Réunissant les élus, les services de l'État et des acteurs du monde économique, le comité de pilotage sera installé en préfecture de Colmar, vendredi matin. La veille au soir, Sébastien Lecornu aura rencontré le conseil municipal de Fessenheim. "On en est encore au stade de la prise de contact", commente Claude Brender, le maire de Fessenheim. Alors que le calendrier actuel prévoit un arrêt de la centrale fin 2018-début 2019, au moment où l'EPR de Flamanville (Manche), réacteur de nouvelle génération, entrera en service, les élus locaux attendent des éléments concrets sur les dédommagements prévus pour les territoires. 

Lors de sa visite, le secrétaire d'État doit survoler le site de la centrale en hélicoptère. Une rencontre est également prévue avec les personnels et les sous-traitants. L'accueil devrait alors se faire plus réservé. Il n'est d'ailleurs pas certain que les salariés acceptent la rencontre. "Nous attendons une réponse non dogmatique, qui corresponde à la réalité de la situation", commente Jean-Luc Cardoso, délégué CGT à la centrale de Fessenheim. Et d'ajouter : 

Pour la reconversion, nous avons entendu parler d'usine Tesla, de lignes ferroviaires, etc... À un moment donné, il faut poser les pieds sur terre. On ne déclasse pas une installation nucléaire de base (INB) d'un claquement de doigt.

La centrale nucléaire de Fessenheim représente à ce jour 2.000 emplois directs et indirects.