Économie – Social

Un convoi de déchets nucléaires arrive à Cherbourg

Par Marion Aquilina et Julien Pasqualini, France Bleu Cotentin dimanche 13 septembre 2015 à 14:30 Mis à jour le lundi 14 septembre 2015 à 11:55

Trois emballages de déchets radioactifs ont été déchargés ce matin à Cherbourg
Trois emballages de déchets radioactifs ont été déchargés ce matin à Cherbourg © Radio France - Julien Pasqualini

84 conteneurs de déchets nucléaires suisses arrivent au port de Cherbourg ce lundi matin en provenance de Grande-Bretagne, où ils ont été traités. Ils doivent être acheminés en Suisse par le rail. Un transport sans danger selon Areva, ce qui n'est pas l'avis des associations écologistes.

Une cargaison ultra-sensible arrive sur le port de Cherbourg ce lundi matin. Trois emballages, contenant chacun 28 conteneurs de déchets nucléaires suisses, vont être débarqués. Ils ont été acheminés depuis le port de Barrow-In-Furness, au Royaume-Uni, par le navire spécialisé Oceanic Pintail. Ces déchets hautement radioactifs ont été traités à Sellafield, en Angleterre, et doivent regagner leur pays d'origine, la Suisse, en train. 

Le convoi partira du terminal ferroviaire de Valognes mercredi, après avoir été conduit en camion depuis Cherbourg. C'est la branche logistique nucléaire d'Areva, Areva TN, qui se charge du transport. Un transport qui est sans danger, selon Areva. Dans un communiqué le groupe précise qu'il "satisfait aux réglementations nationales et internationales en vigueur en matière de sûreté. L'emballage utilisé (...) est conçu pour assurer la protection des personnes et de l'environnement en toutes circonstances".

Des déchets encore hautement radioactifs 

Les associations écologistes ne sont pas de cet avis. Philippe Guiter, du réseau Sortir du nucléaire, dénonce un "transit infernal de transport de déchets nucléaires hautement radioactifs et extrêmement dangereux pour les populations et pour les personnels de la SNCF". 

Ces déchets sont encore extrêmement chauds, plus de 400 degrés, et ils vont traverser la France_" s'insurge Philippe Guiter. Même avis pour Yannick Rousselet, chargé des questions nucléaires à Greenpeace, qui n'envisage cependant pas une action pour bloquer le train, dans la mesure où l'association ne s'oppose pas au retour des déchets nucléaires dans leur pays d'origine.