Économie – Social

À un an du lancement de la LGV Paris Bordeaux, le point sur les opportunités de créations d'emplois

Par Yassine Khelfa M'Sabah, France Bleu Gironde lundi 19 septembre 2016 à 4:00

Guillaume Pepy (SNCF), Virginie Calmels (ville de Bordeaux) et Stéphane de Faÿ présentent les opportunités de la LGV pour les entreprises
Guillaume Pepy (SNCF), Virginie Calmels (ville de Bordeaux) et Stéphane de Faÿ présentent les opportunités de la LGV pour les entreprises © Radio France - Yassine Khelfa

La Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique, appelée également Océane sera inaugurée le 2 juillet 2017. Paris ne sera plus qu'à deux heures de train de Bordeaux et la capitale girondine comptent bien capitaliser sur le sujet.

Alors que la SNCF a dévoilé mercredi dernier les nouvelles rames de TGV qui seront déployées entre Paris, Bordeaux et Toulouse à partir du mois de décembre prochain, on s'intéresse désormais aux opportunités d'emplois qui devraient suivre avec ce projet.

C'est pourquoi, Bordeaux Métropole et Bordeaux Euratlantique ont convié des chefs d'entreprise à la Cité du Vin ce vendredi. L' objectif étant de les informer sur les opportunités qui s'offrent elle. Dans l'autre sens, il s'agissait aussi de réaffirmer les retombées économiques pour l'emploi dans la métropole bordelaise et au sein de la Nouvelle Aquitaine.

Objectif 100 000 emplois d'ici 2030

C'est l'objectif déjà affiché d'Alain Juppé depuis quelques années. Au vu de l'évolution démographique de Bordeaux et de sa métropole, il faut créer davantage d'emplois. Son adjointe en charge de l'économie Virginie Calmels y croit. Pour elle, cette LGV va permettre cette création d'emplois. Elle aime comparer l'arrivée de la LGV à Bordeaux avec celle de Lyon il y a un peu plus de vingt-cinq ans et espère "avoir le même accélérateur de la croissance économique et de l'emploi".

Il faut que les TPE, les PME, les artisans, les commerçants, les professions libérales puissent créer cent mille emplois d'ici à 2030 sur la métropole bordelaise — Virginie Calmels

En 2015, grâce à "l'effet LGV" plus de quatre mille cinq cent emplois ont été crées dans la métropole bordelaise. Ces emplois concernent surtout des activités du tertiaire.

Suivre l'exemple de Lyon

Avec l'arrivée de la LGV vers Bordeaux, les acteurs du projet rêvent du même accélérateur de la croissance et de l'emploi qu'a connu Lyon il y a un peu plus de vingt-cinq ans. Aujourd'hui l'attractivité touristique et résidentielle de Bordeaux n'est plus à démontrer. En revanche, Bordeaux n'a toujours pas d'aéroports aussi dynamique que Lyon, Nice ou Toulouse, le réseau routier est saturé. Autant de freins qui font que même à deux heures de Paris en train, certains chefs d'entreprises ne sont toujours pas friands à l'idée de se développer dans Bordeaux. Un challenge que la ville de Bordeaux n'est pas prête de lâcher à en croire Virginie Calmels.

Des emplois qui bénéficieront à toute la Nouvelle Aquitaine

On parle beaucoup de la Ligne Bordeaux Paris, mais il y aura aussi des lignes indirectes qui passeront par Mont-de-Marsan, Agen etc. De ce fait, ce rayonnement de Bordeaux via la LGV servira à l'ensemble du territoire à l'exception peut-être du Limousin.

Guillaume Pepy, le président du directoire de la SNCF s'est d'ailleurs engagé à mettre en place à un train inaugural Paris / Bordeaux pour des chefs d'entreprises d’Île-de-France afin qu'ils puissent venir démarcher dans la région.

Des entreprises déjà citées

Si certaines entreprises qui ont prévu de venir s'implanter sur Bordeaux ou y déplacer leurs activités préfèrent rester discrètes sur le sujet pour l'instant. On en connait d'ores et déjà certaines. D'après Stéphane De Faÿ, directeur général du projet Bordeaux Euratlantique, parmi ces entreprises il y a Orange, Allianz, Vinci, BNP, la la Compagnie Fiduciaire, Engie, le Groupe Hilton, Golden Tulip ou encore Habitat par exemple.