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Un ébéniste malvoyant lance une cagnotte en ligne pour continuer à sécuriser son activité dans le Doubs

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Par , France Bleu Besançon

La maladie génétique dégénérative qui altère profondément sa vue depuis 1997 n'a pas eu raison de sa passion. Sami Dubosc a réussi à créer son ébénisterie à Deluz (Doubs). Mais il doit sécuriser encore davantage son atelier en l'adaptant à son handicap visuel. Grâce à un coup de pouce financier...

Sami Dubosc, ébéniste malvoyant, dans son atelier de Deluz (Doubs) en février 2021
Sami Dubosc, ébéniste malvoyant, dans son atelier de Deluz (Doubs) en février 2021 © Radio France - Julien Laurent

Une rétinite pigmentaire. C'est l'obscur diagnostic médical qui a été annoncé au jeune homme de 17 ans seulement, fan de sports mécaniques et de moto, qu'il était en 1997. Autrement dit, une maladie génétique dégénérative rare qui ne cesse depuis de détériorer sa vue. Mais, une fois passée la colère de cette cruelle nouvelle donne dans sa vie, pas de fatalisme chez Sami Dubosc

Dans son ADN familial

Dans la lignée de son arrière grand-père et son grand-père -revenu, lui, gravement handicapé de la guerre- qui travaillaient déjà le bois (respectivement ébéniste et patron de scierie), le jeune Franc-Comtois s'est accroché à sa passion en continuant son apprentissage pour finir par réussir à réaliser son rêve en 2016 : créer sa propre ébénisterie à Deluz (Doubs), la Manufacture Dubosc & Fils à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Besançon.

Sami Dubosc, ébéniste malvoyant, dans son atelier de Deluz (Doubs) en février 2021
Sami Dubosc, ébéniste malvoyant, dans son atelier de Deluz (Doubs) en février 2021 © Radio France - Julien Laurent

Avec sa "collègue" et épouse, Jennifer (ancienne infirmière), Sami Dubosc a aménagé au maximum les 100 m2 du sous-sol de leur maison pour y installer ses nombreuses et imposantes machines de découpe notamment, le tout sous une bonne dizaine de néons très éclairants en raison de son incapacité visuelle de plus en plus prononcée dans les endroits sombres. Malgré tout, cet atelier n'est toujours pas assez adapté à son handicap... 

Seule sa vision centrale "reste bonne"

Pas assez grand et espacé : "j'ai une vision centrale qui reste bonne, ce qui me permet de fixer l'objet tranchant et faire mon travail", précise Sami Dubosc. Et "effectivement, j'ai tous mes doigts ! Je fais très attention", comme il s'autorise à en plaisanter désormais. En revanche, le reste de son champ visuel est très rétréci, presque inexistant "sur les côtés et en partie basse, ce qui me vaut encore de nombreux 'bleus' en butant et me cognant contre les machines, ou carrément des chutes comme lorsque je m'étais pris les pieds dans un tuyau d'aspiration avec une double entorse à clé"...

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Alors, pour libérer davantage d'espace et désentraver son passage et ses mouvements dans son atelier actuel, l'ébéniste passionné qu'il est plus que jamais souhaite ainsi rénover la dépendance de 70 m2 située juste à côté. 

Besoin de 5.000 euros minimum... 10.000, si possible

Mais ça coûte au minimum 5.000 euros, pour la vieille toiture mal en point à cause des infiltrations d'eau. Et rajoutez-y 2.000 euros encore, pour y installer l'électricité... 

La dépendance que Sami Dubosc, ébéniste malvoyant, souhaite rénover pour sécuriser son atelier de Deluz (Doubs) en février 2021
La dépendance que Sami Dubosc, ébéniste malvoyant, souhaite rénover pour sécuriser son atelier de Deluz (Doubs) en février 2021 © Radio France - Julien Laurent

Sachant que dans l'idéal, avec un investissement global de 10.000 euros, Sami Dubosc pourrait optimiser l'aménagement de ce nouvel entrepôt en y insérant également un atelier de transformation du bois qui arrive en grumes dans son ébénisterie "où je ne fais que du sur-mesure, au millimètre près, et sur commande uniquement : ni stock, ni gaspillage comme ça" !

La dépendance que Sami Dubosc, ébéniste malvoyant, souhaite rénover pour sécuriser son atelier de Deluz (Doubs) en février 2021
La dépendance que Sami Dubosc, ébéniste malvoyant, souhaite rénover pour sécuriser son atelier de Deluz (Doubs) en février 2021 © Radio France - Julien Laurent

Et pour financer ce nécessaire projet d'extension et de sécurisation de son activité, il a donc besoin d'un petit coup de pouce via une cagnotte en ligne ! Pour atteindre le premier objectif de 5.000 euros, les dons sont possibles jusqu'au 7 mars prochain.

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