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Économie – Social

80 000 florains circulent en Meurthe-et-Moselle un an et demi après le lancement de cette monnaie locale

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Le florain cherche à faire de nouveaux adeptes un an et demi après sa naissance dans le basin nancéien. 170 commerces, entreprises et associations locales l'acceptent déjà. Le collectif espère convaincre 1000 consommateurs d'utiliser cette monnaie locale et engagée d'ici fin 2019.

Des florains, la monnaie locale lancée dans le sud de la Meurthe-et-Moselle en octobre 2017.
Des florains, la monnaie locale lancée dans le sud de la Meurthe-et-Moselle en octobre 2017. © Radio France - Solène de Larquier

Meurthe-et-Moselle, France

"Changez vos billets !" C'est le nom de la campagne menée hier par un collectif de citoyens nancéen pour faire découvrir le florain. Cette monnaie locale existe depuis octobre 2017. On peut l'utiliser dans le sud de la Meurthe-et-Moselle, uniquement chez des commerçants locaux et respectant certaines valeurs portées par le collectif - comme l'écologie ou le commerce équitable. L'objectif : créer un cercle vertueux en soutenant l'économie la plus locale possible.  Un an et demi après le lancement de cette monnaie locale, 80 000 florains sont aujourd'hui en circulation dans le sud de la Meurthe-et-Moselle. "Principalement dans l'aire nancéienne car le florain a trouvé naissance à Nancy mais on développe des groupes à Toul, Pont-à-Mousson, Lunéville", explique Steven Royer, membre du collectif. Il est possible d'obtenir des florains dans 13 bureaux de change et depuis peu sur internet également. Le taux de change est simple : un euro = un florain.

Une fois que le client achète avec des florains, le commerçant est encouragé à les utiliser à son tour. Il se verra imposer une taxe de 5% s'il les échange contre des euros. L'objectif est de réinjecter le florain dans l'économie locale mais cela nécessite de trouver un partenaire qui accepte cette monnaie. D'où le besoin de convaincre de nouveaux consommateurs mais aussi de nouveaux producteurs et commerçants.  170 commerces et associations acceptent aujourd'hui cette monnaie contre 80 il y a un an. Depuis le début, une dizaine d'entreprises ont quitté le collectif, dont deux parce qu'elles estimaient ne pas en tirer assez de profits, les huit autres l'ont fait pour une raison différente : leur affaire a fermé. "Cela nous permet aussi de voir que beaucoup de projets se lancent sur notre territoire mais qu'il est difficile de tenir passé un ou deux ans" commente Steven Royer. 600 consommateurs ont adhéré en 2018 et le collectif espère atteindre les 1000 d'ici la fin de l'année.

160 000 euros qui financent des projets locaux

Pour les 80 000 florains en circulation, 80 000 euros sont stockées à la Nef, une banque qui se veut éthique - elle refuse par exemple de financer des entreprises en lien avec les énergies fossiles. En contrepartie, la Nef s'engage à investir le double de ce montant (160 000 euros donc) pour financer des projets locaux. 

Depuis peu, le collectif reverse également 1% du montant de l'adhésion (entre 10 et 50 euros) à des associations locales, selon le choix de l'adhérent. Une démarche financée par les taxes imposées aux entreprises qui convertissent les florains en euros plutôt que de les réutiliser directement.