Économie – Social

Un ex-Mory réagit aux annonces de François Hollande sur l'emploi : "que les anciennes mesures soient déjà appliquées"

Par Anne-Laure Bousiges, France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 18 janvier 2016 à 6:26

Le site Mory à Saint-Etienne
Le site Mory à Saint-Etienne © Maxppp

Georges, 48 ans, a été licencié en avril 2015 après 26 ans dans l'entreprise de transport Mory à Saint-Étienne. Après des mois en intérim, il a trouvé un CDD dans la Loire. France Bleu lui a demandé ce qu'il attend des mesures annoncées par François Hollande sur l'emploi ce lundi.

François Hollande va annoncer ce lundi des mesures spéciales pour l'emploi, la priorité des Français. Le président de la République devrait notamment annoncer la création d'une prime faite aux entreprises pour favoriser l'embauche, une aide directe, sous forme de chèque d'environ 2.000 euros, versée en une fois pour les bas salaires. Les petites et moyennes entreprises sont les premières concernées puisque la mesure s'adresse aux entreprises qui comptent jusqu'à 250 salariés. Autre piste évoquée, la relance de l'apprentissage et la formation des chômeurs. "500.000 personnes de plus seront accompagnées vers les métiers de demain", c'est ce qu'avait déclaré le président de la République, sans préciser comment cette formation serait financée et quels devaient être les secteurs concernés.

France Bleu Saint-Étienne Loire a décidé de prendre des nouvelles d'anciens salariés de Mory, comme Georges, 48 ans, licencié en avril dernier après 26 ans dans l'entreprise de transport à Saint-Étienne. Pendant 15 ans il a été chauffeur et pendant plus de 10 ans, responsable de quai. Neuf mois après son licenciement, après des mois en intérim, il a trouvé un CDD dans une municipalité de la Loire. Alors qu'attend-il des mesures annoncées par François Hollande ? Pas grand chose. Il compte surtout sur lui-même et sur les infos et le réseaux qu'il a construit avec les anciens Mory.

Georges, Stéphanois et ancien Mory de 48 ans, aujourd'hui en CDD.

 

Aujourd'hui, il gagne 700 euros de moins que lorsqu'il travaillait chez Mory.

Je voudrais déjà que le gouvernement applique les anciennes mesures (Georges)

Il s'est battu avec ses collègues pour obtenir cette prime en mai dernier. Ensuite, inscription à Pôle emploi, puis un cabinet de recrutement privé, l'été, de l'intérim et aujourd'hui, il a dégoté un CDD dans une municipalité de la Loire. Il préfère ne pas dire où car pour lui, être un ex-Mory peut être un handicap pour trouver du travail.

En tant que Mory, on pense à grève, syndicat, ça peut faire peur aux employeurs, mais on a juste voulu défendre notre bifteck (Georges)

Anne-Laure Bousiges a rencontré chez lui, à Saint-Etienne, un ex-Mory

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