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Économie - Social

Un ex-salarié de Renault Sandouville près du Havre licencié pour des arrêts maladie ?

Un ex-salarié en CDI chez Renault Sandouville près du Havre a-t-il été licencié à cause de ses arrêts maladie ? C'est la question que pose la syndicat Force Ouvrière qui soutient ce jeune homme. Arrêté à trois reprises et opéré, la DRH l'a licencié pour "désorganisation du travail de l'entreprise.

Le site Renault Sandouville compte environ 2 000 salariés et 1 000 intérimaires
Le site Renault Sandouville compte environ 2 000 salariés et 1 000 intérimaires © Maxppp - D. GOLDSZTEJN/ PHOTOPQR/LE PARISIEN

Sandouville, France

Un ex-salarié de Renault Sandouville a-t-il été licencié à cause de ses absences pour maladie ?  C'est en tout cas la question que ce pose ce jeune homme de 23 ans, en CDI chez Renault Sandouville (près du Havre) pendant deux ans. Il a été licencié en juin dernier pour le motif de "désorganisation du travail au sein de l'entreprise". Cet ouvrier avait eu recours à trois arrêts maladie à cause d'une tendinite, il a même dû se faire opérer. Aujourd'hui le syndicat Force Ouvrière (FO) qui soutient ce salarié parle de licenciement abusif. Ce lundi matin, une conciliation est organisée au tribunal du Havre.

"Maintenant chez Renault, on n'a plus le droit d'être malade"

Cet ex-salarié de 23 ans, ancien intérimaire de Renault, intégré en CDI lors des dernières vagues d'embauche a reçu sa lettre de licenciement trois jours après son entretien avec la DRH. Un entretien au cours duquel il a renouvelé sa motivation au sein de l'entreprise, dit-il. D'après le syndicat FO qui le soutient, aucun blâme, aucun avertissement, aucune faute de travail, si ce n'est ces trois arrêts maladies.

ECOUTEZ Le témoignage de cet ex-salarié joint par Amélie Bonté

J'étais choqué ! Du jour au lendemain on vous envoie une lettre pour vous dire de rester chez vous"

Le motif du licenciement : désorganisation du travail de l'entreprise, mais trois mois après l'explication n'est toujours pas digérée. "J'ai témoigné en faveur d'un collègue qui avait fait un accident du travail", a évoqué le salarié, qui s'interroge sur d'autres raisons cachées à son licenciement. "Je ne sais pas si je leur ai fait du tort ou si c'est parce que je suis syndiqué".

Le site de Sandouville a embauché à plusieurs reprises en CDI ces dernières années - Maxppp
Le site de Sandouville a embauché à plusieurs reprises en CDI ces dernières années © Maxppp - Marlene Awaad/ IP3 PRESS

Une incompréhension d'autant plus grande que c'est Renault qui lui a proposé le CDI en 2016 après de nombreuses missions en intérim dans l'entreprise. Cet ex-salarié a demandé sa réintégration, refusée.

Ils le savaient quand ils m'ont embauché, j'avais déjà été arrêté à cause de ma tendinite"

ECOUTEZ Fabien Gloaguen, représentant Force Ouvrière chez Renault Sandouville

"Il a eu la malchance d'être malade en fait", déplore Fabien Gloaguen, représentant Force Ouvrière. "Il a été convoqué au mois de juin pour un entretien préalable, et trois jours après on lui signifiait son licenciement. C'est un salarié qui était bien noté par ses agents de maîtrise, pour nous c'est un licenciement abusif".

La direction de Renault ne souhaite pas faire de commentaire sur ce dossier, mais désormais c'est à elle de prouver que cet ex-salarié a "désorganisé le travail au sein de l'entreprise" de presque 3 000 salariés. La conciliation au tribunal du Havre lundi matin n'a rien donné. 

Renault ne sera pas en mesure de prouver que l'absence d'un opérateur sur chaîne était de nature à désorganiser une entreprise de cet ampleur"- Maître Laribi, avocate de l'ex-salarié

ECOUTEZ L'avocate de l'ex-salarié, maître Laribi

Une conséquence de la loi Travail et des ordonnances Macron

Pour le syndicat Force Ouvrière, majoritaire à l'usine Renault Sandouville, il ne faut pas que ce type de dossier se généralise dans les entreprises, car depuis la loi Travail, les indemnités des salariés licenciés de cette façon sont plafonnées et donc réduites pour les jeunes embauchés : 

C'est tout simplement un argument qu'ils ont pris pour pouvoir licencier une personne"

ECOUTEZ Reynald Prévost, secrétaire de l'union locale Havraise FO

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