Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Un jeune Drômois crée une montre (vraiment) fabriquée en France et veut relocaliser l'industrie

vendredi 31 août 2018 à 3:37 - Mis à jour le vendredi 31 août 2018 à 10:49 Par Florence Gotschaux et Jade Peychieras, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu

Un jeune entrepreneur et ingénieur originaire de Tain-l'Hermitage, dans la Drôme, lance une collection de montres fabriquées - au maximum - en France. Impossible d'atteindre les 100% pour le moment, mais c'est l'objectif de Florian Chosson, qui souhaite relocaliser les savoir-faire dans l'hexagone.

"Routine, la montre la plus Française du monde"
"Routine, la montre la plus Française du monde" © Radio France - Jade Peychieras

Montre en cuir bleu au poignet, petites lunettes rondes, Florian Chosson , 28 ans, présente sa collection comme son bébé.  Cela fait deux ans que le jeune ingénieur et entrepreneur originaire de Tain-l'Hermitage (Drôme) travaille dessus. Il voulait créer "la montre la plus française du monde", fabriquée "au maximum" en France. C'est chose faite. Elle s'appelle "Routine", "pour créer une nouvelle routine", explique le jeune homme, et "faire tourner le monde un peu plus rond". 

"Aujourd'hui, le 100% made in France n'existe pas, assure-t-il. Ceux qui vous vendent ça sont des menteurs". Certains savoir-faire n'existent tout simplement plus en France. "Ce qui ne veut pas dire que ça ne sera pas le cas, un jour", poursuit le jeune homme. Du temps de Lip, ancien fleuron de l'industrie horlogère de Besançon, avant la crise du quartz dans les années 1970, la France comptait 50.000 emplois dans cette industrie. Elle en compte aujourd'hui moins de 3.000.  

Pour l'instant, il existe deux modèles de "Routine" et différents bracelets. - Radio France
Pour l'instant, il existe deux modèles de "Routine" et différents bracelets. © Radio France - Jade Peychieras

Partant de ce constat, le Drômois s'est mis en quête de fournisseurs et de partenaires, dont certains sont d'ailleurs issus de la filière originelle : "Notre bracelet est confectionné à Besançon, commence-t-il, en détachant sa montre bleue de son poignet. Des peaux françaises : du cuir de taureau tanné à Espelette et du cuir de vachette tanné dans le Vosges. La boîte est fabriquée dans le Jura. Les aiguilles sont fabriquées à Morteau... Si je fais le total, 86% des composants sont fabriqués en France". Le reste vient de Suisse, de Chine et d'Allemagne.

Objectif 100%

"Déjà, à mon petit niveau, avec un peu de réflexion, j'ai réussi à relocaliser deux savoir-faire en France : la fabrication du cadran et celle du fermoir. Il n'y avait tout simplement plus de cadraniste en France ! s'exclame Florian Chosson. Je me suis rendu compte que la fabrication des aiguilles et celle des cadrans comportait les mêmes étapes. J'ai proposé à mon fabriquant d'aiguilles qu'on se lance dans l'aventure pour essayer de refaire des cadrans". D'ici 2020, le Drômois espère relocaliser la totalité de la fabrication de mouvement quartz et mécanique en France.  En attendant, les montres "Routine" ont déjà obtenu le label "Origine France Garantie", beaucoup plus contraignant que le simple "Made in France".

"Routine" et Florian Chosson (en blanc), soutenus par Thomas Huriez, le patron de la marque romanaise de jeans et chaussures made in France 1083.  - Radio France
"Routine" et Florian Chosson (en blanc), soutenus par Thomas Huriez, le patron de la marque romanaise de jeans et chaussures made in France 1083. © Radio France - Jade Peychieras

Finie l'obsolescence programmée ?

"Cette montre est faite pour durer, assure Florian Chosson. On va apporter toutes les informations aux consommateurs pour qu'ils entretiennent leur montre et la fassent durer. Ce serait mon rêve qu'ils se la passent de génération en génération". Un engagement qui a un prix : pour obtenir une montre "Routine", il faudra investir entre 295 et 345 euros selon les modèles, sans essayage possible pour le moment. Florian lance à partir de ce mardi 4 septembre un financement participatif sur le site Ulule.com, où il sera possible d'acheter les montres en pré-vente.