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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : un jeune homme condamné pour des violences lors de l'acte VII à Montpellier

lundi 31 décembre 2018 à 19:37 Par Claire Moutarde, France Bleu Hérault

Un jeune homme de 21 ans a été condamné à sept mois de prison avec sursis. La justice lui reprochait des jets de pierre sur les forces de l'ordre lors de la manifestation de samedi à Montpellier.

Une soixantaine de gilets jaunes rassemblée devant la cité judiciaire de Montpellier
Une soixantaine de gilets jaunes rassemblée devant la cité judiciaire de Montpellier © Radio France - Claire Moutarde

Montpellier, France

Une soixantaine de gilets jaunes s'est rassemblée devant la cité judiciaire de Montpellier ce lundi pour soutenir trois hommes jugés pour des violences lors de la manifestation de samedi à Montpellier. L'un d'eux, Jérémy, 21 ans, a été condamné à sept mois de prison avec sursis. Il lui est reproché d'avoir tiré une dizaine de pierres de ballast sur les forces de l'ordre. Les policiers, eux, avaient reçu l'ordre de disperser les manifestants présents dans et autour de la gare Saint-Roch. Des tirs qu'il a reconnu avant de présenter ses excuses aux forces de l'ordre. 

"J'ai été pris par l'effet de masse"

"Je suis pacifiste mais j'ai été pris par l'effet de masse. tout le monde jetait des pierres. Quand j'ai reçu une grenade au genou et une balle de flashball à la fesse, mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai fait pareil. Tout ce que je veux, c'est finir ma formation de menuisier. Je suis désolé."

Une des victimes de Jérémy, un passant touché au genou par une pierre, est présent mais n'a pas souhaité se constituer partie civile. "Tu es jeune, lui a-t-il dit. Je te pardonne."

L'avocat de deux policiers constitués parties civiles dénoncent le "sale boulot laissé aux forces de l'ordre (...), paravents parce qu'on ne sait pas négocier" .

"La violence, elle est où ? Un jet de pierre ou toucher 800 euros après avoir travaillé pendant 42 ans ?"

Dehors, les gilets jaunes avaient décidé de se rassembler en signe de soutien. "On dénonce la répression policière depuis le début de ce mouvement. Qu'est-ce qu'un jet de pierre par rapport à ce que l'on subit tous les jours, par rapport à une personne qui a travaillé 42 ans et qui touche 800 euros ? s'insurge Kevin. "La violence , elle est où ? Pas d'un petit jet de pierre contre un CRS qui a 30 kg d'équipement sur lui."

Kévin, gilet jaune à Montpellier, dénonce la répression policière

"On ne déteste pas la police, renchérit Kaori, gilet jaune à Montpellier. Depuis le début, on déteste la manière dont ils nous traitent, comme des voyous, des délinquants, alors qu'on demande seulement d'être écoutés."

Kaori, gilet jaune à Montpellier, veut être écoutée