Économie – Social

Un millier de manifestants contre l’austérité à Besançon

Par Faustine Mauerhan, France Bleu Besançon jeudi 9 avril 2015 à 18:55

Manifestation austérité Besançon
Manifestation austérité Besançon © Radio France - Faustine Mauerhan

Elles ont répondu à l’appel national de quatre syndicats contre l’austérité et la politique du gouvernement : près d’un millier de personnes ont marché de la gare à la préfecture de Besançon jeudi 9 avril. Ces manifestants faisaient partie des quelque 130.000 Français mobilisés sur la journée.

« Pour l’augmentation des salaries, contre l’austérité et pour le retrait du projet de loi santé.  » Une intersyndicale (CGT, FO, FSU et Solidaires) appelait les Français à se mobiliser en masse jeudi 9 avril. Quelques 130.000 personnes selon les organisateurs ont répondu à cet appel, dont plus d’un millier à Besançon.

Toutes les branches, tous les métiers

Dans le cortège bisontin, de nombreux salariés, du privé, du public, des hôpitaux , mais aussi des étudiants, des retraités, des parents d’élèves alors que la carte scolaire pour l’an prochain se négocie actuellement. Tous avec leurs propres inquiétudes, leurs propres revendications. « Ca va mal , s’indigne Denise au milieu des banderoles et des drapeaux. Ils nous prennent sur nos retraites, on paye des impôts, c’est affolant, c’est dur et il y en a marre. Il faut que ça s’arrête  » tranche la sexagénaire. Sur le trottoir d’en face, leur blouse blanche sur le dos, des aides-soignantes et des infirmières des urgences de l’hôpital de Besançon. Elles sont menées par Colette : « On nous annonce qu’on doit faire trois milliards d’euros d’économie, on nous annonce des suppressions de postes, déjà que nos conditions de travail sont extrêmement tendues, on imagine mal ce qu’on va pouvoir faire alors qu’on a déjà du mal à fonctionner  », explique-t-elle.

Des parents d’élèves en profitent pour sauver leurs classes

Très nombreux aussi dans le cortège, les parents d’élèves de toute l’académie comme Florence, venue spécialement de Valdahon avec sa fille. Une classe doit être supprimée dans son école à la rentrée de septembre. « Il n’y aucune raison de fermer la classe, il y a suffisamment d’élèves pour la maintenir, c’est seulement une question de moyens qui ne veut pas mettre au bon endroit , s’indigne la maman. Alors on profite de cette manifestation pour se mobiliser et pour ce faire entendre.  »