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Un mois après leur réouverture, les salles de cinéma de Touraine sont à la peine

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Par , France Bleu Touraine

Les salles de cinéma ont rouvert le 22 juin, après une centaine de jours de fermeture, en raison de la crise sanitaire. Un mois plus tard, les spectateurs sont peu nombreux. Les salles sont bien vides.

Pour Pierre Crétet, le directeur du CGR des Deux Lions à Tours, le manque à gagner du confinement s'élève à près de 250 000 entrées.
Pour Pierre Crétet, le directeur du CGR des Deux Lions à Tours, le manque à gagner du confinement s'élève à près de 250 000 entrées. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Un mois que les salles obscures ont repris du service. Les cinémas ont rouvert leur portes le 22 juin, il y a un mois jour pour jour, après près de trois mois et demi d'arrêt. Cette fermeture a fait beaucoup de mal aux professionnels du secteur, privés des recettes liées aux entrées, mais également aux "à côté", celles du stand de confiserie par exemple. Aujourd'hui encore, ils ont du mal à séduire les clients qui sont encore bien peu nombreux à assister aux séances. 

Fréquentation des salles en baisse de 75% au CGR Deux-Lions de Tours

Au CGR des Deux Lions à Tours, ce sont près de 250.000 entrées, sur le million vendues chaque année, qui ont été perdues durant le confinement. Si les spectateurs reviennent petit à petit, l'affluence est loin d'avoir retrouvée un niveau "normal", avec un remplissage à 25% de celui de d'avant le confinement. "L'activité est très réduite, on le savait. On vit un été et une fréquentation inédite" explique Pierre Crétet, le directeur. "On a hâte que le marché revienne à la normale, et que les sorties américaines, les locomotives de notre activité, reviennent vite. On travaille uniquement avec des films français, de bons films, mais qui ne sont pas aussi attrayants."

De nombreux films attendent la fin d'année pour sortir

Si dans les chiffres de fréquentation, cela ne sent pas forcément, Pierre Crétet note une légère reprise. "C'est un regain un petit peu sur l'activité. On revoit des affiches de cinéma dans les rues, sur les bus, ce sont les premiers signes d'un retour à la normale, on l'espère." La fin d'année sera importante pour tenter de rattraper en partie la saison. "Il y aura James Bond, tous les blockbusters" qui devaient sortir en début d'année. "Il risque même d'avoir un embouteillages, les semaines s'annoncent chargées pour les cinéphiles."

Un "James Bond" à la fin de l'année attendu comme le messie

Le confinement, au cinéma le Royal Vigny, à Loches, a fait perdre jusqu'à 50.000 à 60.000 euros. Encore aujourd'hui, un mois après la réouverture, les clients peinent à revenir. Les salles ne sont remplies qu'à 10 à 20% de leurs capacités. Pour le directeur et propriétaire de l'établissement, c'est justement cette stratégie des distributeurs, qui attendent de meilleurs jours pour présenter les films, qui est en partie à l'origine du faible taux de remplissage des cinémas. "Il y a des films comme Petit pays qui ont été repoussés je ne sais combien de fois", estime Marc Nagot. "Les gens vont arriver à se démobiliser, en se disant qu'ils ne sortent pas, on oublie. Je pense qu'à un moment, il faut prendre ses responsabilités. On a l'impression que ces gens là manquent un peu d'aventure. Je ne suis pas sûr que ce soit la bonne solution."

Pour l'instant, Marc Nagot a vu revenir les clients les plus habitués, dans son petit cinéma privé de Loches. Il le sait, cette année sera perdue. Le directeur espère au moins rentrer dans ses frais. "Ce que je voudrais, c'est maintenir le site. Après, à un moment, il ne faut pas non plus s'acharner. S'il n'y a plus de rentabilité, que l'on n'arrive plus à rentrer dans ses frais, il faudra se rendre à l'évidence." Une question qui sera posée à la rentrée, si la courbe de la fréquentation ne repart pas à la hausse. 

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