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Un nouveau campus dédié à l'apprentissage va voir le jour à Alençon

Malgré la crise sanitaire, les formations en apprentissage ont très bien résisté en 2020. Pour pérenniser ces formations, la Région a dévoilé lundi 1er mars le projet d'un nouveau campus dédié à l'apprentissage, à Alençon d'ici 2025.

Le président de Normandie, Hervé Morin, en visite dans le Centre de formation d'apprentis (CFA) "Bâtiment" de Saint Paterne Le Chevain, qui regroupera deux autres CFA d'ici 2025
Le président de Normandie, Hervé Morin, en visite dans le Centre de formation d'apprentis (CFA) "Bâtiment" de Saint Paterne Le Chevain, qui regroupera deux autres CFA d'ici 2025 © Radio France - Benjamin Recouvreur

Trois Centres de formations d'apprentis (CFA) en une seule infrastructure. C'est l'ambition du nouveau "campus d'excellence" d'Alençon, un projet porté par le conseil régional de Normandie, annoncé ce lundi et qui devrait voir le jour en 2025. Avec un objectif : rendre plus attractif les formations et proposer aux jeunes des hébergements, des activités sportives et culturelles notamment. 

22,35 millions d'euros sur la table

Le projet coûte plus de 22 millions d'euros. La Région en finance 80%. Le CFA "Bâtiment" de Saint Paterne Le Chevain, dans la périphérie d'Alençon, actuellement sous exploité, va donc être transformé d'ici quatre ans, en un campus qui regroupera le CFA "Bâtiment", le CFA "3IFA" et le CFA "École des travaux publics de Normandie". 

"Dans la période actuelle, tous les grands groupes sont en train de revisiter leurs modèles, avec des sièges sociaux allégés, beaucoup de télétravail, avance Hervé Morin, président du conseil régional de Normandie. Donc des personnes qui vont arriver dans nos territoires. Et des territoires qui vont avoir des commandes supplémentaires, dans le bâtiment on le voit bien, et de l'autre il y a un retour des modèles qui marchent." 

Si vous avez des établissements médiocres, mal foutus, n'allant pas vers le XXIe siècle vous n'accueillerez pas les jeunes. À chaque fois que vous avez des établissements qui rayonnent d'initiatives, vous attirez les jeunes. - Hervé Morin, président de la Région Normandie

Au total, ce campus qui sera le troisième du genre dans la région accueillera plus de 1500 apprentis sur une surface de plus 16 000m2. Des bâtiments vont être réhabilités, d'autres seront construits, notamment des hébergements. Les disciplines seront donc variées, regroupant des jeunes apprentis en menuiserie, en domotique ou dans les métiers de bouche ou de service.  

Le reportage France Bleu Normandie au futur campus apprentissage d'Alençon

"Cela va nous changer la vie", réagit Julie Guillas, présidente de l'Ecole des Travaux Publics de Normandie (ETPN) qui rejoindra aussi le campus. "Nous sommes dans des bâtiments modulaires, assez anciens, petits. Nous recrutons dans toute la Normandie, donc nous avons besoin de ce type d'infrastructure comme l'internat". 

Rendre l'apprentissage plus attractif et faire des économies

Au milieu de l'atelier de menuiserie, Sylvain, formateur depuis plus de dix ans, guide plusieurs de ses apprentis. "C'est une bonne idée ce campus", estime-t-il. "Mettre la restauration en commun, se faire rencontrer les jeunes de différents, ça peut aussi donner des idées". Et les jeunes abondent en ce sens : "On est entre nous ici, ça peut être sympa de voir des apprentis d'autres disciplines", explique Zoé, 15 ans, dans sa première année d'apprentissage. 

L'un des autres objectifs sera aussi de réduire les coûts de fonctionnement de ces structures pas toujours viables économiquement, notamment en mutualisant les infrastructures communes. "Si vous prenez le gymnase, les charges seront moins lourdes sur chaque CFA s'il est utilisé plus régulièrement, toute l'année et que les frais de chauffage sont divisés", explique Nabil Khiyer, le chef de projet. "Si vous répétez ça sur toutes les fonctions de support, la restauration, les foyers, les hébergements, les économies sont importantes". Pour le CFA Bâtiments, ça représentera par exemple 230 000 euros gagnés par an, soit un tiers des frais de fonctionnement. 

Il ne reste plus qu'à acter le projet avec la signature d'une convention pour certifier l'engagement de la Région et des trois CFA du territoire d'Alençon.

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