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Un rapport éclairant sur l'emploi public confirme que la France est loin d'être une exception

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Par , France Bleu

L'emploi dans les administrations publiques est élevé en France, mais sans être excessif. L'écart se resserre encore si l'on considère l'ensemble des dépenses de fonctionnement et des missions. Un rapport éclairant pour le gouvernement, qui envisage pourtant d'importantes économies dans le secteur.

Manifestation de fonctionnaires le 11 octobre à Paris contre le projet de supprimer 120.000 postes et contre les décrets qui modifient le code du travail
Manifestation de fonctionnaires le 11 octobre à Paris contre le projet de supprimer 120.000 postes et contre les décrets qui modifient le code du travail © Maxppp - Olivier Corsan

Avec 89 emplois publics pour 1000 habitants, la France se situe dans la fourchette "haute", devant l'Allemagne ou la Belgique, mais bien en-dessous des pays nordiques.  Nous arrivons en fait 6e sur les 19 pays développés, étudiés à la demande du gouvernement, par son organisme de réflexion France Stratégie, qui a comparé les données d'Eurostat et de l'OCDE. Au-dessus de la moyenne certes, mais loin derrière le Danemark, la Suède, la Finlande, le Canada, et surtout la Norvège, qui domine le classement avec 159 emplois publics. La lanterne rouge étant le Japon, seulement 40 emplois publics pour 1000 habitants.  

Au-delà des postes de fonctionnaires, le rapport étudie l'ensemble des dépenses  

Le raisonnement fondé sur les seuls effectifs est "insuffisant, voire trompeur", soulignent les auteurs du rapport. D'autant plus que beaucoup d'emplois sont sous-traités donc financés de manière indirecte, même si l'administration française a, pour l'instant encore, moins recours à ces externalisations que d'autres. Mais si l'on additionne ces achats de prestations privées, les dépenses d'entretien, les "transferts sociaux en nature" (les remboursements de soins, de médicaments, les aides au logement), sur l'ensemble de ces dépenses, l'écart se resserre; l'Allemagne ou les Pays-Bas remontent autour de la moyenne. La France reste 6e, donc parmi les pays avec un niveau de dépense élevé. Ce qui nous distingue étant ce qu'on nous envie: l'importance de nos prestations sociales, indemnités journalières, allocations familiales, pensions de retraites.   

Autre exagération relativisée par cette étude: le nombre élevé de fonctionnaires, notamment dans l'éducation

Selon le rapport, en France, l'emploi total dans l'éducation (public et privé, enseignants et autres) se situe "dans la moyenne basse"; nous en comptons plus qu'au Japon mais moins qu'aux Etats-Unis. Le nombre d'enseignants en équivalents temps plein est relativement faible, particulièrement dans le primaire; nous en avons beaucoup moins que la Norvège ou le Luxembourg. De quoi faire réfléchir le gouvernement qui, par souci d'économie, projette de supprimer 120.000 postes dans la fonction publique, au moment où les compétences des écoliers français ont encore baissé de manière préoccupante, où les classes dédoublées sont l'une des rares mesures approuvées par l'OCDE, et où les Français n'ont depuis longtemps plus été aussi satisfaits de leurs services publics.

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