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Économie – Social

Un supermarché coopératif en projet à Olivet, dans le Loiret

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Par , France Bleu Orléans

L'ouverture est prévue pour début septembre 2019. La Gabare sera un supermarché coopératif, où les clients sont également actionnaires, et bénévoles. En retour : des économies jusqu'à 40%.

Les membres fondateurs du supermarché coopératif la Gabare, à Olivet.
Les membres fondateurs du supermarché coopératif la Gabare, à Olivet. © Radio France - Cyrille Ardaud

Olivet, France

Dans quelques mois, vous ferez peut-être bientôt vos courses d'une nouvelle manière, dans la métropole d'Orléans ! Un supermarché coopératif doit ouvrir début septembre à Olivet. Le projet s'appelle la Gabare et il devrait s'étendre sur 950 m² à la place de l'actuel magasin La Fête qui droit prochainement fermer.

"On peut mettre en rayon, aider à faire de la comptabilité, tenir la caisse... "

La promesse est simple : manger mieux... et moins cher. Un petit miracle qui devrait être rendu possible en faisant de grosses économies sur le personnel. Cinq salariés seulement seront engagés et pour faire tourner le commerce, les clients devront aussi donner de leur temps, en travaillant trois heures par mois. C'est un concept importé des États-Unis et qui se développe de plus en plus en France, et notamment à Paris, Grenoble, Lyon, Nantes et de nombreuses autres villes. Kenza Pereira est l'une des fondatrices du projet, elle détaille la diversité des tâches à effectuer : "On peut mettre en rayon, aider à faire de la comptabilité, tenir la caisse... en fait, tous les postes que l'on trouve dans un magasin traditionnel."

Entre 20 et 40% d'économies selon les produits

En plus de participer à la vie du magasin, les clients sont aussi actionnaires. Avant de pouvoir promener leur caddie dans les rayons, ils doivent acheter un "ticket d'entrée" de 100€ par personne, ou 10€ pour les bénéficiaires de minimas sociaux et les étudiants boursiers. En échange, entre 20 et 40% d'économies selon les produits, et la possibilité d'influencer le catalogue. Les quelques 5 000 références proposées évolueront selon les besoins et les envies des membres.

Sur les étals, vous trouverez quasiment tout ce que vous trouvez dans votre supermarché classique. Fruits, légumes, viande, poisson, épicerie, produits d'hygiènes... l'objectif des fondateurs est de couvrir 90% des besoins. Richard Kaminski est le responsable des achats au sein de la Gabare : "Des gens viennent nous voir et nous demandent s'ils feront des économies. Je leur réponds que s'ils choisissent les produits identiques à ceux qu'ils achètent aujourd'hui... ils économiseront. Mais en achetant des produits supérieurs, ça ne vous coûtera pas plus cher. C'est un arbitrage que chacun a à faire." La priorité devrait par ailleurs être donnée aux produits locaux, bios et avec le moins d'emballages possible.

Un supermarché coopératif... né dans l'esprit d'un gérant de fast-food

Ce qui peut sembler étonnant, c'est l'identité de la personne derrière le projet. Benoît Lonceint, un chef d'entreprise assez connu sur la place orléanaise,  pour être notamment le gérant du Burger King de Saran. Mais selon lui, gérer un fast-food et un magasin coopératif, ce n'est pas contradictoire : "Je considère que je suis arrivé à un moment de ma vie où je peux apporter ma connaissance du modèle économique et du monde de l'entreprise. Je tiens évidemment à ce projet (la gabare, ndlr) en dehors de tout aspect mercantile. Je suis aussi un père de famille. Je considère que manger sainement, autrement c'est aussi une de mes responsabilités. Les choses ne sont pas incompatibles."

Diriger un fast-food et un supermarché coopératif ? ce n'est pas incompatible pour Benoit Lonceint

Près de 900 actionnaires toujours recherchés

Benoit Lonceint assure qu'il ne se versera pas de salaire. Pour autant, c'est bien une entreprise qu'il dirigera, et non une association. Un choix mûrement réfléchi : "Nous devons donner des gages aux partenaires, banques et aux collectivités locales qui nous accompagnent. Vis à vis des fournisseurs, c'est important d'avoir une capacité à faire face."

Pour se lancer et atteindre l’équilibre, l'entreprise aura besoin de 1 000 actionnaires à 100€ chacun. Il n'y en a ce jour qu'une centaine. La Gabare va également emprunter 600 000€ et compte sur quelques mécènes.

Par ailleurs, une association va accompagner l'entreprise. "Les amis de la Gabare" sera chargée d'assurer la communication du supermarché et éventuellement de faire des demandes de subventions.

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