Économie – Social

Une action à Nîmes contre l'évasion fiscale, deux jours avant le procès de Jon Palais

Par Solène Cressant, France Bleu Gard Lozère et France Bleu samedi 7 janvier 2017 à 14:26

L'agence BNP Paribas de Nîmes a fermé ses portes dès l'arrivée des manifestants
L'agence BNP Paribas de Nîmes a fermé ses portes dès l'arrivée des manifestants © Radio France - Solène Cressant

Une trentaine de militants gardois a manifesté ce samedi matin devant l'agence bancaire BNP Paribas de Nîmes pour dénoncer l'évasion fiscale de l'entreprise. Une action menée par le collectif "Faucheurs de chaises", deux jours avant le procès du militant altermondialiste Jon Palais, à Dax.

Une trentaine de militants gardois a manifesté ce samedi matin devant l'agence bancaire BNP Paribas de Nîmes pour dénoncer l'évasion fiscale de l'entreprise. Une action menée par le collectif "Faucheurs de chaises".

Une action pacifiste

Le collectif s'est fait connaître au moment de la COP 21 (en décembre 2015) en volant des chaises dans des agences de banque soupçonnées de fraude fiscale. Des chaises, comme symbole du coût de l'évasion fiscale pour la France.

Ce samedi matin à Nîmes, si quelques chaises vides se sont installées sur le trottoir du boulevard Victor Hugo, en face de l'agence BNP Paribas, les militants ont surtout déployé banderoles et slogans pendant une heure. Ils ont demandé au directeur de l'agence nîmoise de venir discuter avec eux, après avoir expliqué les principes de l'évasion fiscale dans une saynète.

"C'est une action pacifiste, citoyenne, à visages découverts, explique David Authelain militant d'Attac, c'est une action sympathique aussi on s'amuse ici, on ne cherche pas à tout casser."

Un soutien à un militant jugé lundi prochain

Les manifestants présents appartiennent pour la plupart à des associations comme Attac, CCFD-Terre Solidaire ou Nuit debout. Ils étaient là aussi parce que, lundi 9 janvier s'ouvre, à Dax dans les Landes, le procès de Jon Palais, un militant jugé pour avoir volé des chaises dans une agence BNP Paribas de Paris en octobre 2015. Il comparaît pour "vol en réunion" après que l'entreprise a porté plainte.

Face aux manifestants, l'agence bancaire nîmoise a fermé ses portes. Les clients eux-mêmes ne pouvaient pas entrer. L'action a duré une heure de 11 heures à 12 heures.