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Économie – Social

Grève SNCF : une centaine de manifestants à Avignon pour ce "jour de colère" cheminote

mardi 12 juin 2018 à 12:25 Par Anne Domece, France Bleu Vaucluse

Une centaine de cheminots se sont rassemblés devant la gare-centre d'Avignon, ce mardi midi. Plus de deux mois après le début du conflit, ils assurent que "le match est toujours en cours" et qu'ils ne lâcheront rien.

Pas question de lâcher, assurent les cheminots
Pas question de lâcher, assurent les cheminots © Radio France - Anne Domèce

Avignon, France

Des fumigènes, des sifflets, des sirènes, ce mardi midi, devant la gare-centre d'Avignon. Après plus de deux mois de grève perlée, les agents SNCF laissent éclater leur "colère cheminote" (c'est le nom qu'ils ont donné au mouvement). Certains agents ont escaladé la façade de la gare, pour accrocher une grande banderole bleue avec ce slogan : "Cheminots, usagers, gare à la réforme !"

Alors que le texte a déjà été présenté en commission mixte paritaire, les cheminots assurent qu'ils ne lâcheront rien.

"On a fait trop de sacrifices depuis le début du conflit pour flancher maintenant. Moi j'ai perdu 30% de mon salaire le mois dernier. Mais je suis toujours aussi remonté." (Yannick, cheminot à Avignon)

David aussi est très remonté. Embauché au frêt, il est passé au dépôt quand son poste a été supprimé. Mais aujourd'hui il se dit très inquiet pour son avenir dans l'entreprise. 

Toujours mobilisés

Et il trouve ça injuste : "La dette, ce n'est pas moi qu'il l'ai faite, dit-il. Les gouvernements successifs ont voulu favoriser le TGV, ils ont fait de mauvais choix. Ce n'est pas à nous d'encaisser, maintenant." Comme Yannick, il reconnaît que ce mouvement lui coûte de gros sacrifices.

"Je suis inquiet, ma famille est inquiète... Et on doit se serrer la ceinture. J'ai décalé mes remboursements de prêts pour la maison, et cette année nous ne partirons pas en vacances."

Malgré tout cela, les cheminots sont plus remontés que jamais. 

"Le conflit dépasse la SNCF, affirme Yves, cheminot à la retraite. C'est un conflit sur le contrat social. Quelle société voulons-nous aujourd'hui ? Avec quels services publics ? Et quelle place pour les salariés, et plus globalement, pour les hommes ?"

Le reportage d'Anne Domèce