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Dossier : Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars

Une centaine de personnes rassemblées ce lundi 8 mars au Mans pour réclamer l'égalité hommes-femmes

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Par , France Bleu Maine

Lundi après-midi vers 14h, une centaine de personnes, essentiellement à l'appel de la CGT, s'étaient donné rendez-vous devant l'usine Yoplait du Mans. C'est depuis les grilles du site agroalimentaire qu'est partie la manifestation pour les droits des femmes.

Une centaine de personnes ont manifesté ce lundi 8 mars après-midi devant l'usine Yoplait du Mans à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes. Ils réclamaient notamment l'égalité salariale.
Une centaine de personnes ont manifesté ce lundi 8 mars après-midi devant l'usine Yoplait du Mans à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes. Ils réclamaient notamment l'égalité salariale. © Radio France - Claire Checcaglini

Salariées dans des sociétés de services à la personne, contractuelles de la Fonction publique, toutes ont le sentiment d'être injustement traitées du fait d'être des femmes. Pour les soutenir, une centaine de militants pour la plupart de la CGT. Ils étaient rassemblés lundi, à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, devant l'usine Yoplait du Mans. Point de départ de la manifestation pour réclamer l'égalité salariale. 

Aujourd'hui, un homme gagne en moyenne 26% de plus qu'une femme. La différence s'explique notamment par le temps partiel contraint, très répandu chez les femmes de ménage et autres aides à domicile. Cheriffa Guillerme est déléguée CGT chez O2, spécialiste dans ce secteur.  Il a fallu qu'elle bataille pour faire venir ses collègues en ce 8 mars journée internationale des droits des femmes. Car, selon la syndicaliste, elles refusent de prendre conscience qu'elles sont exploitées.

Cheriffa Guilerme : "Ce sont des femmes qui ont eu es parcours très difficiles et qui se font malmener sans s'en rendre compte."

A ses côtés, Karine, 52 ans, dont 25 passés à nettoyer des bureaux : "Je commence à 4h du matin, je dois m'occuper de trois sites. Après je recommence mais à partir de 17h jusqu'à 20h. C'est difficile mais il faut tenir." Alors Karine tient pour 1.100 euros maximum chaque mois , deux employeurs par jour et une amplitude horaire de seize heures. Elle affirme que les hommes qui travaillent avec elle n'ont pas de difficulté à obtenir un emploi à temps plein. Un graal réclamé depuis des années mais jamais obtenu par Karine. 

Pour Marie-Hélène Dos Santos,  déléguée CGT et cheffe d'une équipe de nettoyage, ces propos n'ont rien de surprenant. L'inégalité,  elle la voit notamment lorsqu'elle regarde à qui les formations sont accordées : "Il s'agit d'hommes, alors ils peuvent demander ensuite à passer à un échelon supérieur de salaire. Les femmes restent donc moins bien payées."

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