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Économie – Social

Une centaine de pompiers du Calvados dans la manifestation nationale à Paris

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Ils sont des milliers à être venus de toute la France pour exprimer le ras le bol de leur profession. Les pompiers manifestent ce mardi à Paris. Il s'agit de dénoncer la dégradation des conditions de travail et demander la revalorisation de leur statut.

La manifestation nationale des pompiers est partie à 14 heures de la Place de la république à Paris.
La manifestation nationale des pompiers est partie à 14 heures de la Place de la république à Paris. - Photo reçue par la rédaction

Caen - France

En bus ou en voiture, une centaine de pompiers du Calvados ont fait le déplacement à Paris. Ce qui représente environ un tiers des effectifs des pompiers professionnels du département. Ils entendent faire état haut et fort d'un ras le bol qui s'exprime déjà depuis trois mois dans les casernes. Les sept principaux syndicats (CGT, autonomes, FO, CFDT, UNSA, CFTC, Avenir Secours et CGC) appelaient ce rassemblement national. 

Plusieurs milliers de pompiers venus de toute la France ont répondu à l'appel à manifester à Paris. - Aucun(e)
Plusieurs milliers de pompiers venus de toute la France ont répondu à l'appel à manifester à Paris. - Photo reçue par la rédaction

Les pompiers en grève depuis le mois de juin

Depuis trois mois à Caen, tous les véhicules partent en intervention recouverts d'inscriptions énumérant les revendications des pompiers. Insécurité, agressions, manque d'effectif. Clément Guilbert, pompier depuis 15 ans à la caserne Couvrechef, un des deux principaux centres de secours de l'agglomération caennaise, explique : "On était 32 de garde à l'époque, aujourd'hui on est 14". Pour un nombre de missions qui a augmenté. "On a dû prendre 20 ou 30% d'interventions supplémentaires, poursuit-il. Tout est dit, ça craque, on peut plus faire de miracle, on ne peut pas se dédoubler. On fait au mieux, mais c'est usant". Pas étonnant que des collègues prennent des disponibilités ou changent de métier estime-t-il.

C'est toute la chaîne des secours qui est à bout, des urgences à la police, en passant par les pompiers

Et malgré le sous effectif, ajoute Julien Guicherd, président du syndicat autonome dans le Calvados, on demande aux pompiers de pallier les carences des autres services d'urgence, "notamment du 15 qui n'arrive pas à trouver d'ambulanciers, donc on fait des missions qui ne relèvent pas de nos missions premières. Et on peut rencontrer des problèmes notamment sur des ivresses publiques, avec des gens agressifs, des gens violents, des gens qui sont armés, des gens qui ont des problèmes mentaux... Tout ça, ce n'est pas à nous de le gérer, on n'est ni formé, ni équipé pour faire face à ces situations." 

Les véhicules d'intervention du centre de secours de Couvrechef à Caen portent les revendications des pompiers du département. - Radio France
Les véhicules d'intervention du centre de secours de Couvrechef à Caen portent les revendications des pompiers du département. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

"Les meilleurs hommages rendus aux pompiers, c'est devant leurs cercueils"

Et en face, la réponse des pouvoirs publics leur semble bien insuffisante. Les caméras piétons proposées par le ministre ? "De la poudre aux yeux" répondent-ils. Des gilets pare balle ? "Nous ne sommes pas militaires".  Ils réclament des vrais moyens et une revalorisation de leur statut qui passe par une augmentation de leur prime de feu fixée aujourd’hui à 19 % du régime de base, soit environ 300 € par mois pour un salaire de 2 000 €. Les pompiers aimeraient aussi plus de considération du pouvoir politique, car aujourd'hui regrette Stéphane Ostolidi, pompier depuis 30 ans "les meilleurs hommages rendus aux pompiers c'est devant leurs cercueils". Ecoutez son témoignage :

Stéphane Ostolidi, pompier depuis 30 ans : "aujourd'hui on ne part plus en intervention avec la même adrénaline, on est inquiet mais pas pour les bonnes raisons"

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