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Une députée nordiste LREM réclame une dérogation au couvre feu pour les restaurateurs des zones rurales

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Par , France Bleu Nord

Anne-Laure Cattelot, la députée de l'Avesnois a écrit au premier ministre pour lui demander une dérogation pour que les restaurateurs des zones rurales puissent faire de la vente à emporter jusqu'à 20h, car contrairement à leurs collègues citadins, ils ne peuvent en général pas faire de livraisons.

Avec le nouveau couvre feu, la vente à emporter ne peut se faire que le midi (photo d'illustration)
Avec le nouveau couvre feu, la vente à emporter ne peut se faire que le midi (photo d'illustration) © Radio France - Stéphane Maggiolini

Avec 11 autres parlementaires du groupe d'études France Gastronomie, Anne-Laure Cattelot, la député LREM de l'Avesnois a écrit la semaine dernière à Jean Castex le premier ministre pour réclamer une dérogation "Dans une logique d'équité des territoires".

Selon l'élue d'un territoire rural, il est quasi impossible de faire de la livraison dans les campagnes, et beaucoup de restaurateurs sont donc contraints à éteindre leurs fourneaux après le service du midi avec le couvre feu à 18h.

Anne-Laure Cattelot, la députée LREM de l'Avesnois

Ce que confirme, Christophe Bzerovska, chef du Pavé de Sars à Sars Poterie, et représentant de l'UMIH dans la Sambre Avesnois

On n'est pas à Paris ou à Lille où on a des services d'Ubert Eat, etc, nous dans les campagnes, investir dans un scooter ou un autre mode de livraison c'est compliqué pour les personnes et les structures, surtout que c'est des structures qui ont en général pas beaucoup de personnel.

Comme ma femme a du reprendre une place de salariée, je me retrouve tout seul sans salarié, ça devient compliqué pour moi, et de réceptionner les clients pour les ventes à emporter, et fabriquer et livrer en même temps, on n'est pas un couteau suisse !

Beaucoup vont donc se contenter d'un service à emporter le midi, d'autres ont carrément décidé de n'ouvrir que le we ou à des dates fixes pour être un minimum rentable.

Des livraisons difficiles à mettre en place et pas rentables dans des zones à l'habitat dispersé

A Willies, 140 habitants près du Val Joly, la friterie avait décidé de limiter la livraison aux vacances scolaires pour approvisionner les touristes, mais avec ce couvre feu. 

Le gérant a finalement repris du service mais avec d'énormes contraintes de coûts et d'effectifs, 2 livreurs pour un employé en friterie, et seulement quelques communes de livraison dans un secteur à l'habitat dispersé explique Romain Denimal, le manager.

Impossible pour l'établissement de faire autrement pour contenter les habitués tout en gardant une qualité de service notamment pour les fameuses frites qui s’abîment très vite. 

Le manager pointe du doigt aussi les difficultés d'accès à internet dans certaines zones encore qui ne facilitent pas la commande en ligne.

Pour Romain Denimal, ces livraisons ne sont donc presque pas rentables, mais elles permettent de garder un lien avec la clientèle. Il espère donc que la dérogation sera acceptée par le gouvernement.

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