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Économie - Social

Une enquête publique à Limoges pour un projet d'usine de méthanisation

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Par , France Bleu Limousin

Une usine de biométhane du groupe Vol-V pourrait s'installer à Limoges, à horizon 2020. Elle valorisera notamment les déchets agroalimentaires limougeauds pour les transformer en gaz pour les habitants et les industries. Une enquête publique a lieu jusqu’au 24 octobre en mairie et à la Préfecture.

Un projet de méthaniseur, comme celui-ci, est envisagé à La Ribière à Limoges
Un projet de méthaniseur, comme celui-ci, est envisagé à La Ribière à Limoges © Maxppp -

Limoges, France

Un projet d'usine à gaz à Limoges pourrait voir le jour. Le projet est dans les cartons depuis 2011. Une usine de biométhane du groupe Vol-V qui pourrait s'installer sur un terrain en friche, à la Ribière. Elle valorisera notamment les déchets agroalimentaires limougeauds pour les transformer en gaz pour les habitants et les industries.

Une enquête publique jusqu'au 24 octobre

Elle servira aussi à épandre des digestats sur 45 communes de Haute-Vienne et de l'Indre. L'enquête publique a démarré du 19 septembre, jusqu'au 24 octobre. Si elle est favorable, le méthaniseur pourrait sortir de terre d'ici à 2020.

Mais le projet n'est pas sans susciter quelques inquiétudes, notamment chez des habitants de Saint-Junien-des-Combes, où un projet de méthaniseur est à l'arrêt : "Nous avons mis beaucoup de temps pour comprendre comment ça se passe. Nous avons été un peu pris de court", raconte Maria Brunier, membre de l'association "Eaux les cœurs". Elle veut alerter les limougeauds : "C'est plus un projet mené en catimini. Ce que l'on veut surtout faire comprendre, c'est que les gens doivent réagir maintenant. Après, ça sera trop tard."

Témoignage de Maria Brunier, membre de l'association "Eaux les Coeurs"

Les opposants pointent les nuisances

L'habitante parle d'odeurs, de l'important trafic de camions, mais aussi de certains risques pour la population : "La méthanisation ne va malheureusement pas régler certains problèmes de santé publique. Ça a été le cas dans plusieurs endroits où des animaux sont morts à cause des digestats." Un établissement et service d’aide par le travail (ESAT) est situé juste en face du terrain du futur projet. 

C'est un terrain en pente, il y a un risque que tout se déverse dans la Vienne — Maria Brunier

"On reste à l'écoute" assure l'entreprise

Cédric de Saint-Jouan, patron de Vol-V, se veut rassurant : "On reste à l'écoute des populations pour échanger sur les impacts qu'il pourrait y avoir dans le présent et dans le futur." Il nous explique le projet : "Soit les matières agricoles sont répandues directement dans les champs, soit les déchets d'abattoirs sont traités à 300 kms de Limoges. Là, ça va nous permettre de les valoriser sur place." 

Il ajoute que "la fermentation se fait en circuit fermé, il n'y a pas d'odeurs où on épand les digestats. Au lieu de rajouter un engrais chimique, on revégétalise. Le gain est extraordinaire !"

Réponse de Cédric de Saint-Jouan, patron de Vol-V

Selon lui, la bio-méthanisation, "c'est l'avenir" : rien ne se perd, rien ne se jette, tout est valorisé, et les agriculteurs sont en demande. En France, une cinquantaine d'usines de biométhane tournent actuellement. On passerait à 80 à la fin de l'année.

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