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Économie – Social

Une enseigne historique du centre-ville de Dijon va disparaître

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Par , France Bleu Bourgogne

Le magasin Aux Travailleurs Réunis, rue du Bourg à Dijon, va être vendu. Depuis 1906 on y vendait des vêtements de travail, et il appartenait à la même famille depuis 1919, mais il était depuis longtemps devenu déficitaire.

Le magasin fondé en 1906, avait été acheté en 1919 par le grand-père de Jacques Medeau, qui a dû se résoudre à s'en défaire
Le magasin fondé en 1906, avait été acheté en 1919 par le grand-père de Jacques Medeau, qui a dû se résoudre à s'en défaire © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Du changement en perspective rue du Bourg à Dijon. Une vieille enseigne va y fermer ses portes. Situé au 32 de la rue, Aux Travailleurs Réunis est un commerce qui depuis 1906 vend des vêtements de travail. Il appartient à la même famille depuis 1919. C’est le grand-père de Jacques Medeau qui en avait fait l’acquisition. Pour Jacques Medeau, c’est plus qu’un magasin, c’est une maison de famille. Ses grands-parents y habitaient, et sa mère y est née, au premier étage. 

Quand les clients confectionnaient eux-mêmes leurs vêtements de travail

Il en garde des souvenirs d’enfance : « j’ai des souvenirs des petits commerces de la rue du Bourg. Ma grand-mère m’amenait chez la mère Noirot pour acheter notre steak, ou à la crèmerie qui était au-dessus de la rue ». Il se souvient aussi de l’activité de la boutique, bien différente de ce qu’elle est aujourd’hui : « quand j’étais petit, les acheteurs étaient essentiellement des agriculteurs, des gens qui fabriquaient eux-mêmes leurs vêtements de travail, donc on vendait énormément de tissu au mètre. Ils fabriquaient même leurs vestes de chasse, parce que mon père vendait du tissu de chasse au mètre ». 

Aujourd’hui, les clients achètent du prêt-à-porter, et les jeunes veulent être bien habillés sur leur lieu de travail. C’est ainsi que les chaussures de sécurité ont la même apparence que les baskets qu’ils affectionnent. D’ailleurs, les grandes marques de chaussures sportives ont investi ce marché.

Déficit récurrent

S’il y a toujours des acheteurs pour les vêtements et accessoires de travail, ils ne se déplacent plus en centre-ville, constate Jacques Medeau : « Le centre-ville n’est pas adapté à notre clientèle. _La piétonnisation a fait fuir la clientèle_. Ceux qui ont besoin d’équipements de protection, il faut qu'ils les portent. Vous prenez un carton de chaussures, plus un masque à gaz, plus une paire de bleus de travail etc. il faut trimbaler ça jusqu’au parking ». Depuis longtemps, le 32 rue du Bourg était déficitaire : « c’était déficitaire depuis les années 90. On n’avait plus de clientèle ». 

Jacques Medeau dans l'autre surface de vente Aux Travailleurs Réunis, à Quetigny - Radio France
Jacques Medeau dans l'autre surface de vente Aux Travailleurs Réunis, à Quetigny © Radio France - Jacky Page

L'activité continue à Quetigny

Attaché sentimentalement au site, Jacques Medeau s’est finalement décidé à le vendre, parce qu’il a pris sa retraite, et qu’il ne veut pas laisser à ses enfants, qui ont pris la suite, une affaire déficitaire. Heureusement, les affaires tournent toujours à l’autre adresse d’Aux Travailleurs Réunis, ouverte en 2008 sur 1200 mètres carrés rue de la Houe à Quetigny. Une extension de 800 mètres carrés est en cours d’aménagement. C’est là que sera transférée l’unique vendeuse de la rue du Bourg, quand le magasin d’origine sera vendu en septembre.

Quant à la rue du Bourg et au centre-ville en général, Jacques Medeau juge que les changements vont se poursuivre : « je pense que le centre-ville va être plutôt occupé par des commerces pour le tourisme, de l’alimentaire, des restaurants, des choses comme ça. Ça va être un centre-ville loisirs comme la plupart des villes de cette taille-là ».

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