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Une entreprise basque participe à la fabrication d'une bouée acoustique pour détecter les sous-marins ennemis

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Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu

La ministre des Armées Florence Parly et la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées Geneviève Darrieussecq se sont rendues à l'entreprise Telerad à Anglet ce mardi. La PME va participer à la fabrication de la bouée acoustique "SonoFlash", qui permettra de détecter les sous-marins ennemis.

La bouée "SonoFlash" permettra de détecter les sous-marins ennemis et le transmettre par système de radiocommunication.
La bouée "SonoFlash" permettra de détecter les sous-marins ennemis et le transmettre par système de radiocommunication. - Telerad

Double visite ministérielle ce mardi à Anglet, au Pays Basque. La ministre des Armées Florence Parly et la ministre déléguée Geneviève Darrieussecq ont visité les ateliers de l'entreprise Telerad. La PME spécialisée dans la radiocommunication aéronautique civile et militaire a signé un contrat avec Thalès concernant la fabrication d'une bouée acoustique à la française, "SonoFlash", qui permettra de détecter les sous-marins ennemis. Les premières livraisons sont estimées pour 2025.

Une bouée larguée par les airs

Ce sonar de petite taille "Made in France" commence son aventure dans les airs. "La bouée est larguée depuis des aéronefs, soit des avions de patrouille maritime (l'Atlantique 2), des hélicoptères (NH90 Caïman) et dans le futur, des drones, explique Philippe Duhamel, directeur général adjoint systèmes de mission de défense chez Thalès. 

Un concentré de technologie qui tombe ensuite dans l'eau, freiné par un parachute. "Une partie reste à la surface pour pouvoir communiquer avec un émetteur-récepteur radio, avec une bouée et une antenne. Et il y a une autre partie qui s'enfonce dans l'eau et se déploie : le système qui permet d'émettre et recevoir des ondes acoustiques pour la détection de sous-marins", ajoute-t-il.

La bouée sera larguée depuis un aéronef, et sa chute freinée par un parachute.
La bouée sera larguée depuis un aéronef, et sa chute freinée par un parachute. - Telerad

Telerad apporte son savoir 

Concrètement, Telerad va apporter son expertise en matière de radiocommunication à Thalès, puisque l'entreprise est experte en systèmes de radiofréquences. "Il y a un module radio qui va permettre de remonter l'information à la surface, détaille Patrice Mariotte, président de Telerad. Notre intervention dans le projet concerne d'abord l'optimisation des performances radio. On veut un système qui fonctionne dans toutes les conditions critiques, qui répond à un certain niveau de performance. Ensuite, on va également faire la qualification du produit, les essais et l'industrialisation. Une fois ce produit industrialisé, on va fournir aussi des séries de prototypes."

Une nouvelle filière française

La France retrouve ainsi avec le projet "SonoFlash" une filière industrielle qu'elle avait perdue, puisque les bouées acoustiques utilisées par l'Armée sont depuis des années achetées aux Etats-Unis. "La menace sous-marine se fait de plus en plus prégnante, indique Florence Parly, la ministre des Armées. La question c'est la préservation de liberté de mouvement de nos propres sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), leur capacité à pouvoir quitter l'Île Longue (Finistère) en toute discrétion." L'armée utilise chaque année des milliers de bouées de ce genre.

La ministre des Armées Florence Parly (au centre à droite) et sa ministre déléguée Geneviève Darrieussecq (au centre à gauche) en visite à Telerad.
La ministre des Armées Florence Parly (au centre à droite) et sa ministre déléguée Geneviève Darrieussecq (au centre à gauche) en visite à Telerad. © Radio France - Mélanie Juvé

Coup d'accélérateur pour la croissance de la PME angloye

Grâce à ce contrat, Telerad va encore plus se développer et compte embaucher, sans fournir de chiffre pour l'heure. "L'enjeu est de nourrir une croissance par différents leviers, celui-ci en est un, on en a d'autres, confirme Patrice Mariotte. Par exemple le développement des communications maritimes côtières ou bien le développement de notre activité dans le domaine à la fois civil et militaire pour les communications radio."

Car ce n'est pas la seule bonne nouvelle pour l'entreprise basque. Elle vient également de remporter un marché d'un montant de 8,4 millions d'euros pour renouveler du matériel de radiocommunication (principalement pour l'Armée de l'Air et de l'Espace) sur les bases aériennes, ou lors des exercices et opérations aériennes intérieures et extérieures.

Les ateliers de la PME Telerad à Anglet.
Les ateliers de la PME Telerad à Anglet. © Radio France - Mélanie Juvé
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