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Économie – Social

Une grève à l'usine Ferrero qui fabrique le Nutella en Seine-Maritime

Plus d'un tiers des salariés de l'usine Ferrero près de Rouen a cessé le travail cette semaine. Les négociations annuelles obligatoires ont achoppé sur le montant de l'augmentation des salaires. Les grévistes réclament aussi des investissements dans l'outil de production du célèbre Nutella.

Les grévistes réclament une augmentation substancielle des salaires et des investissements dans l'outil de production
Les grévistes réclament une augmentation substancielle des salaires et des investissements dans l'outil de production © Radio France - Christine Wurtz

Rien ne va plus au pays du Kinder. Un mouvement de grève a débuté ce mardi à l'usine Ferrero de Villers-Ecalles qui fabrique le Nutella et les Kinder Bueno. 150 des 400 salariés de l'entreprise ont cessé le travail pour réclamer une augmentation des salaires et des investissements dans l'outil de production. Ils bloquent l'entrée des matières premières et la sortie des marchandises. Résultat : une seule ligne de fabrication du Nutella sur les quatre fonctionne et la ligne de production des "Kinder Bueno" est à l'arrêt.

Des salaires en rapport avec les résultats du groupe

Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, la direction propose 30 euros brut d'augmentation disent les grévistes, qui réclament une augmentation générale de 4,5% ainsi qu'une prime de pouvoir d'achat de 900 euros pour les ouvriers, techniciens et agents de maîtrise. Une augmentation raisonnable au vu les résultats du groupe selon Fabien Lacabane, délégué syndical Force Ouvrière : "Tout simplement pour répondre à l'augmentation du coût de la vie [...] nous sommes dans une entreprise où le chiffre d'affaires est en croissance avec 1,3 milliard de CA en France. Les salariés estiment vouloir obtenir les fruits de la croissance".

Des investissements sur l'outil de production

Au-delà des salaires, les syndicats dénoncent des conditions de travail dégradées. Les salariés comme l'outil de production sont fatigués explique Fabrice Canchel, le secrétaire du CSE, qui réclame des investissements sur les lignes de production : "Sur le Kinder Bueno la ligne a 30 ans. ça marche très très mal [...] donc je vous parle pas des arrêts de travail, chacun a le droit de venir travailler sans s'épuiser au travail dans une multinationale comme la nôtre". 

Fabrice Canchel, le secrétaire du CSE et délégué syndical Force Ouvrière chez Ferrero

La direction veut bien reprendre les négociations, à condition que les grévistes lèvent le blocage. Ce qu'ils ne semblent pas décidés à faire pour l'instant.