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Un nouveau sauvetage financier pour le verrier Arc

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Par , France Bleu Nord

Ce mercredi, une réunion en urgence des élus de la Région a permis de voter un prêt de 12 millions d’euros pour éviter un naufrage d’Arc. Le géant verrier de l’Audomarois, qui emploie 5 000 salariés, a subi de plein fouet la pandémie de Covid-19. L'Etat est aussi à son chevet.

Le verrier Arc reçoit 108 millions d'euros de prêts de l'Etat, de la région et de la Communauté d'agglomération de Saint-Omer.
Le verrier Arc reçoit 108 millions d'euros de prêts de l'Etat, de la région et de la Communauté d'agglomération de Saint-Omer. © Maxppp - Sébastien Jarry

Arc avait besoin d’argent frais et vite. Il lui fallait plus de 85 millions d’euros, d’ici décembre. Car si les mesures de chômage partiel ont permis à l'industriel verrier de réduire ses frais de personnel, face à la baisse d’un quart du chiffre d’affaires sur 2020, les coûts fixes restent très importants. 

Ce sont les dix fours, qu'il est impossible d'arrêter pour quelques mois. Ils représentent une facture, à minima, de 5 millions d’euros par mois. 

108 millions de prêts publics

Un an après le dernier tour de table, Arc sollicite donc de nouveau la Région Hauts-de-France, pour un prêt de 12 millions d’euros, la Communauté d’agglomération du pays de Saint-Omer, pour 2 millions et surtout l’Etat, qui, au total, va débourser 94 millions d’euros. 

« Nous prenons nos responsabilités, explique Xavier Bertrand, sinon ce serait rideau pour l’entreprise, mais ce n’est pas normal que les banques ne soient pas là aussi ». L’actionnaire américain a, lui aussi, remis la main au portefeuille, avec 20 millions d'euros.

L'activité repart

Quant au fonds souverain russe, qui avait volé au secours d’Arc, il a abandonné sa dette au taux d’intérêts exorbitants (12% !) pour la transformer en capital de l’entreprise -à hauteur de 24%- et en rachat de l'usine russe du groupe, pour 50 millions d'euros. Cette opération globale permet de réduire la dette du verrier d'un bon tiers, avec, cette fois, des intérêts réduits à 0,5%. 

Les élus se veulent confiants sur l’avenir d’Arc, qui affichait des résultats très encourageants en fin d’année 2019 et juste avant le confinement. Depuis, l'activité repart, sur le marché des particuliers via la grande distribution. C’est plus compliqué, en revanche, à destination des restaurants.

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