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Dossier : Le centre d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure dans la Meuse

Stockage de déchets nucléaires à Bure : une nouvelle consultation publique à partir du mois de décembre

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Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Le secrétaire d'Etat à la transition écologique était à Bure ce jeudi 20 septembre. Il a confirmé le lancement d'une nouvelle consultation publique sur la gestion des déchets radioactifs en France. La consultation se déroulera de décembre à mars. Les opposants dénoncent une mascarade.

Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat à la transition écologique était à Bure ce jeudi
Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat à la transition écologique était à Bure ce jeudi © Radio France - Mohand Chibani

Le secrétaire d'Etat à la transition écologique Sébastien Lecornu a présidé jeudi 20 septembre un comité réunissant tous les acteurs de la filière nucléaire ainsi les élus du secteur de Bure dans la Meuse. La réunion s'est tenue sous haute surveillance avec des gendarmes à quasiment tous les croisements et un dispositif de sécurité renforcé à l'entrée du site de l'Andra. C'est ici que pourrait se construire un site souterrain de stockage de déchets nucléaires

Au menu des débats : le lancement de la consultation publique à partir du mois de décembre mais aussi la préparation du territoire à l'arrivée potentiel du projet Cigéo. Pour le député centriste de la Meuse, Bertrand Plancher, ce projet s'accompagnera de développement économique : "Je ne suis pas un cinglé du nucléaire mais c'est la solution qui est aujourd'hui la plus crédible. Ce projet va créer 600 ou 700 emplois permanents et autant d'emplois indirects. Cela va entraîner un développement économique jamais connu sur ces territoires. Avant, il y avait de l'agriculture et un peu d'artisanat et demain, il y aura de l'industrie".

De l'industrie qui en effet rapporte beaucoup d'argent ! Les producteurs de déchets radioactifs comme EDF, CEA ou ORANO ont investi l'an dernier plus de 170 millions d'euros sur divers sites de la Haute-Marne et de la Meuse comme à Saint-Dizier ou à Velaine entre autres. Depuis 2006, le montant total des achats d'EDF, CEA et Orano sur le territoire de Cigéo s'élève à 350 millions d'euros. (Source rapport d'activité de l'ANDRA 2017)

En terme d'image, ce projet valorise nos territoires" - Claude Léonard, le président du conseil départemental de la Meuse

Des sommes telles que les opposants à Cigéo estiment que les producteurs de déchets radioactifs achètent l'acceptation du projet à prix d'or, ce que dément Claude Léonard, le président du conseil départemental de la Meuse. Pour lui, c'est même le contraire "En terme d'image, ce projet valorise nos territoires. Pour moi, _c'est un vrai challenge scientifique_. La preuve c'est que la communauté scientifique nationale et internationale suivent de près l'évolution de ce projet".

La présence des forces de l'ordre a été renforcée pour la réunion
La présence des forces de l'ordre a été renforcée pour la réunion © Radio France - Mohand Chibani

Ils déversent des sommes monumentales pour faire taire les gens" - une opposante au projet Cigeo

Un peu plus loin, dans le village de Bure, la maison de la résistance est toujours occupée par quelques opposants qui suivent la situation de loin. "Il n'y a eu aucun appel à manifester aujourd'hui car la pression que l'on subit est phénoménale" explique l'un d'eux "il y a des gendarmes à chaque coin de rue et dès que l'un de nous sort de la maison, il est sûr d'être contrôlé !" mais "il ne faut pas croire que la résistance est anéantie" explique l'une des occupantes du lieu "aujourd'hui, _ils déversent des sommes monumentales pour faire taire les gens_, mais les consciences se réveilleront. Chacun prendra conscience que c'est un projet dangereux. Nous ne laisserons pas faire".

La maison des résistants à Bure
La maison des résistants à Bure © Radio France - Mohand Chibani

Qu'est ce qui pourrait aujourd'hui justement empêcher Cigéo d'aboutir ? Rien ! à en croire le secrétaire d'Etat à la transition écologique "le seul moyen de changer les choses, c'est de trouver une solution plus avantageuse qu'on ne connait pas encore aujourd'hui pour traiter ces déchets radioactifs". Tout est dit ! 

Banderole accrochée sur la façade d'une maison à Bure
Banderole accrochée sur la façade d'une maison à Bure © Radio France - Mohand Chibani
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