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Économie – Social

"Une pression supplémentaire" : l'inquiétude des demandeurs d'emploi face à la réforme de l'assurance chômage

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Par , France Bleu Berry

Les conditions d'accès et de renouvellement des droits à l'assurance chômage seront durcis à partir du 1er novembre. Une réforme qui inquiète les demandeurs d'emplois et agace les syndicats.

Pôle Emploi rappelle que de nombreuses formations sont disponibles
Pôle Emploi rappelle que de nombreuses formations sont disponibles © Radio France - photo illustration

Châteauroux, France

C'est une mesure qui n'est pas loin de faire l'unanimité contre elle : le gouvernement veut changer les règles de l'assurance chômage. Pour ouvrir des droits, il faudra avoir travaillé six mois en deux ans, contre quatre mois sur 28 actuellement. Et pour les demandeurs d'emploi souhaitant prolonger leurs droits, ils devront travailler six mois au lieu d'un seul pendant leur période de chômage. 

"Je le prends comme un tour de vis supplémentaire. On sent une pression et ça n'arrange pas les choses. Les demandeurs d'emploi n'ont pas du tout besoin de ça", déplore Dominique. Cette Castelroussine est à la recherche d'un poste de vendeuse en boulangerie depuis plusieurs années.

On n'est pas au chômage par plaisir. J'ai 55 ans, je ne me fais plus d'illusions. Ça vous sape le moral"

Des chômeurs qui se sentent stigmatisés

"Notre objectif c'est de faire en sorte que le travail paie plus que l'inactivité", déclare le Premier ministre, Edouard Philippe. Le gouvernement veut faire de cette réforme un moyen d'inciter à un retour à l'emploi. Plus facile à dire qu'à faire. Surtout, les demandeurs d'emploi se sentent pointés du doigt. "Ce n'est pas parce qu'il y en a deux ou trois qui ne font rien et profitent du système qu'on est tous comme ça. Je trouve ça abusé", regrette un chômeur rencontré devant le Pôle Emploi de Châteauroux.

"À tous les niveaux, vous êtes en permanence stigmatisés, exclus de la vie sociale", confirme Dominique. "Votre propre famille vous regarde si vous n'avez pas trouvé d'emploi au bout d'un certain temps. Plutôt que de pointer à Pôle Emploi, je voudrai avoir une fiche de paye tous les mois pour pouvoir vivre correctement", conclut-elle.

Un effort supplémentaire demandé aux cadres

Les syndicats s'insurgent. Ils s'opposent fermement à cette réforme qui prévoit aussi une dégressivité pour les anciens salaires de plus de 4 500 euros. L'indemnité diminuera au bout de six mois. Ce sont les cadres qui seront pénalisés. "Trop, c'est trop ! Soit on impose la dégressivité pour tout le monde, soit on ne le fait pour personne", s'agace Yves Baijot, président de la CFE-CGC dans le Cher.

La réforme vise jusqu'à 250 000 chômeurs en moins et 3,4 milliards d'euros d'économies d'ici fin 2021.

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