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Économie – Social

Une réunion de la dernière chance pour l'abattoir de Rethel ?

jeudi 6 décembre 2018 à 10:09 Par Alexandre Blanc, France Bleu Champagne-Ardenne et France Bleu

Une réunion de la dernière chance se tient ce jeudi matin en préfecture des Ardennes pour l'abattoir de Rethel, qui rencontre des difficultés de trésorerie. De nouveaux fonds ont été trouvés mais il reste à convaincre les banques.

Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, en visite à l'abattoir de Rethel le 7 novembre 2018
Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, en visite à l'abattoir de Rethel le 7 novembre 2018 © Radio France - Nicolas Fillon

Rethel, France

Pour sauver l'abattoir de Rethel, il faut trouver 1,2 million d'euros. Depuis sa reprise en février 2017 par la société Viandes et Territoires, un groupement formé pour l'occasion et réunissant éleveurs, négociants, bouchers, industries de l'agro-alimentaire et collectivités locales, la structure a une activité satisfaisante mais génère chaque mois du déficit

Le Conseil régional Grand-Est a déjà accordé une aide de 250 000 euros en novembre. De nouveaux actionnaires ont rejoint le capital de la société "Viandes et Territoires". Certains membres ont remis la main à la poche. Mais cet effort reste insuffisant. Il faut convaincre les banques, jusqu'à présent absentes du projet. 

Des banques plus que frileuses

En février 2017, la reprise de l'abattoir alors en redressement judiciaire, s'est faite uniquement grâce aux 200 000 euros réunis par la soixantaine d'actionnaires membres du groupement et aux 350 000 euros apportés par la communauté de communes du Pays rethélois pour racheter le terrain et les bâtiments. 

En raison des règles européennes sur la concurrence, l'Etat ne peut pas accorder d'aides directes à l'entreprise, mais à travers la Banque publique d'investissement (BPI), il lui est possible de garantir les prêts qu'on lui accorde. Reste à trouver les prêteurs. 

18 mois après la reprise de l'activité, l'adossement des banques, jusqu'à présent absentes du projet, est indispensable pour pérenniser l'activité et les quarante emplois.   Le Crédit agricole a accepté de s'engager, mais à condition que deux autres banques participent également. Ce qui n'est pas le cas à ce stade. 

De nouveaux partenaires

En attendant, l'abattoir a trouvé de nouveaux clients, de nouveaux fournisseurs et de nouveaux actionnaires. Un investisseur potentiel doit visiter le site ce vendredi 7 décembre. 

Des abattoirs qui comporte une unité de transformation et conditionnement de la viande pour la commercialisation  - Radio France
Des abattoirs qui comporte une unité de transformation et conditionnement de la viande pour la commercialisation © Radio France - Jean Michel Le Ray

Les nouveaux capitaux serviraient à se positionner sur de nouveaux marchés alors que les fonds mobilisés jusqu'à présent n'ont quasiment servi qu'à remettre aux normes l'appareil de production. Les travaux étaient évalués à 400 000 euros au moment de la reprise. 

Malgré ces difficultés, l'outil fonctionne et les résultats démontrent son utilité. L'abattoir a généré 10 millions d'euros de chiffre d'affaire dont 3 millions de valeur ajoutée créée.