Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Une start-up belfortaine veut fabriquer un avion à hydrogène

-
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

L'entreprise Avions Mauboussin basée au Techn'home de Belfort développe un petit avion, un biplace. Baptisé l'Alérion, il pourrait voler grâce à l'hydrogène.

L'avion est conçu sur le Techn'home de Belfort
L'avion est conçu sur le Techn'home de Belfort

Après les voitures, les bus et les trains, les avions pourraient aussi utiliser cette source d'énergie qui n'émet pas de CO2, un des gaz responsables du réchauffement climatique. Le constructeur Airbus a annoncé, lundi 21 septembre, qu'il travaille sur trois concepts d'avions à hydrogène. Ils pourraient être développés d'ici 2035. À Belfort, l'entreprise Avions Mauboussin, basée au Techn'home, crée un biplace : l'Alérion

Pour le moment, il est conçu comme un avion hybride, alimenté par de l'électricité et du kérosène, mais depuis 2018, l'entreprise planche sur une propulsion à hydrogène. "Nous travaillons dur pour faire le premier vol d'essai en 2022, pour une certification et une mise sur le marché en 2022", explique David Gallezot, directeur et fondateur de la start-up. Le but est de produire un avion silencieux et qui n'émet pas de dioxyde de carbone.

Avions Mauboussin pense déjà à des modèles plus grands qui pourraient embarquer six personnes
Avions Mauboussin pense déjà à des modèles plus grands qui pourraient embarquer six personnes

En phase de conception

"Nous avons des maquettes, en particulier une maquette de soufflerie pour valider l'aérodynamique. Nous avons également un banc d'essai pour la propulsion qui est installé dans un laboratoire de Belfort", précise-t-il. 

Selon lui, l'intérêt de ce petit avion c'est qu'il peut décoller et se poser sur des petites distances, mais aussi faire des vols de plusieurs heures. "Il existe déjà des avions à décollage et atterrissage très court, leur principal défaut c'est qu'ils ont un rayon d'action et une vitesse très limités. Notre particularité c'est qu'on peut combiner un atterrissage et un décollage court avec des performances de montée très fortes, typiques d'un hélicoptère, avec un grand rayon d'action qui permet d'aller par exemple de Belfort à Toulouse en 2h30."

Ces performances sont permises par la propulsion à l'hydrogène : "Une solution 100% électrique ne peut pas marcher car le poids des batteries est rédhibitoire par rapport au poids de l'avion", justifie David Gallezot.

Une production de 200 avions par an à terme

À long terme, l'entreprise espère produire 200 avions par an. Il sera commercialisé à un prix de 300 000 euros. Avions Mauboussin vise plusieurs types de clients : "Les pilotes qui souhaitent se déplacer en autonomie, mais aussi une clientèle d'affaire, qui aurait besoin d'un mode de transport rapide et qui pourrait utiliser notre service d'avion taxi". 

L'entreprise entend aussi développer, les "airpark", ces zones à proximité des centres-villes, ou en zones rurale qui pourront accueillir les Alérions. "Quand un aérodrome ou un héliport existe près d'une ville, on l'utilisera. Notre but est de rapprocher le plus possible nos clients de leur destination finale, détaille David Gallezot. On peut aussi proposer un service de création d'airpark, qui sont des surfaces d'atterrissage et de décollage adaptées à nos avions, sur des terrains industriels réhabilités par exemple". Il y travaille avec des urbanistes et des universités.

Une levée de fonds en cours 

Avions Mauboussin procède actuellement à une levée de fonds. Elle a pu bénéficier d'une aide de l'État et de la Bpi (Banque Publique d'Investissement) pour recruter. Trois ingénieurs vont rejoindre l'équipe en octobre. Pour le moment une douzaine de personnes travaillent dans la start-up. Le directeur souhaite en recruter 10 de plus en 2021.

L'entreprise a été créée en 2011, elle est installée sur le Techn'home depuis 2017 et collabore avec l'UTBM depuis 2016. Elle accueille actuellement cinq stagiaires. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess