Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie - Social

Une vingtaine de commerçants mayennais proposent leurs invendus du jour moins chers pour ne pas jeter

-
Par , France Bleu Mayenne

Un Français jette 29 kilos de nourriture chaque année. Un chiffre qui doit faire réagir, c’est l’objectif de cette journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, ce 16 octobre. Pour éviter de jeter, des commerçants de la Mayenne ont décidé de vendre leurs invendus du jour moins chers.

Des supermarchés, des boulangeries et même un fleuriste de la Mayenne sont inscrits sur "Too Good to go"
Des supermarchés, des boulangeries et même un fleuriste de la Mayenne sont inscrits sur "Too Good to go" © Radio France - Aurore Richard

Département Mayenne, France

Ce mercredi 16 octobre est la 5ème journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. 10 millions de tonnes de nourriture finissent à la poubelle chaque année en France dont 6 000 tonnes rien qu'en Mayenne

Des commerçants mayennais ont donc décidé de se mobiliser pour moins gaspiller. Grâce à une application « Too Good to go », ils proposent des paniers avec leurs invendus, à petits prix tous les jours. Des supermarchés, des boulangeries... ils sont une vingtaine au total dans le département. C’est le cas de la Boulangerie Ange, à Laval, qui s’est lancée fin 2018. 

Cette boulangerie prépare dix paniers par jour avec produits salés, sucrés, viennoiseries et du pain.  - Radio France
Cette boulangerie prépare dix paniers par jour avec produits salés, sucrés, viennoiseries et du pain. © Radio France - Aurore Richard

Dans cette boutique, un panneau à l'entrée indique la file d'attente pour récupérer son panier. Il y a dix paniers proposés chaque soir. « On les prépare vraiment à la dernière minute, un quart d’heure avant la fermeture. On essaie de mettre des produits salés, sucrés, viennoiseries et du pain », explique le gérant Benoit Girbal. 

Ces différents produits ont une durée de vie d’une journée. Une fois passée, s’ils ne sont pas vendus, ils ne sont donc pas remis à la vente.

Il peut y avoir entre 50 et 200 baguettes invendues par jour.  - Radio France
Il peut y avoir entre 50 et 200 baguettes invendues par jour. © Radio France - Aurore Richard

Comme cette boulangerie fonctionne non-stop de 6h30 à 20 heures, on prévoit beaucoup, parfois trop. « Par jour, on peut jeter entre 50 et 200 baguettes. On les vend par lot, les huit baguettes à quatre euros donc il suffit de 10 clients pour vendre 80 baguettes, ça peut aller vite », souligne le gérant. 

Malgré tout, ces restes rapportent, même si Benoit Girbal les vend moins chers. Le panier « Too Good to go » coûte quatre euros au lieu de douze euros et cette différence de prix compte pour les clients comme Denise : 

Ça pourrait m’intéresser. C’est du jour même donc ça n’a pas d’importance et en plus, c’est vendu moins cher

Pour Florian, un autre client, cela montre aussi qu'on avance sur la question du gaspillage : « Il faut que cela vienne de chacun, du commerçant comme de l’acheteur ».

C’est d’autant plus vrai pour cette boulangerie qui donne aussi ses invendus du jour à plusieurs associations de Laval : aux Restos du coeur, au Secours Populaire et à l'association Revivre.

Du mieux depuis la loi de 2016 selon Guillaume Garot 

Le député mayennais Guillaume Garot se dit très favorable au développement des applications comme « Too good to go ». C’est une façon pour chacun d'agir contre le gaspillage, selon lui.

Pour cet ancien Ministre délégué chargé de l'agroalimentaire, il y a une prise de conscience, depuis la loi qu'il a fait voter en 2016, qui oblige désormais les grandes surfaces à donner leurs invendus aux associations. 

Revoir les dates de péremption 

Malgré tout, Guillaume Garot estime qu'il y a encore des efforts à faire. Il faut par exemple revoir la date de péremption sur les produits secs comme les pâtes ou le riz

« Je considère que sur ces produits, il devrait plutôt y avoir une date de fabrication parce qu’on sait qu’ils ont une durée de vie très longue. Il faut que les consommateurs soient éclairés dans leurs choix », indique le député mayennais. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu