Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Université de Nantes, des bloqueurs tentent d'empêcher la tenue des examens

lundi 14 mai 2018 à 8:38 Par Pascal Roche et Antoine Denéchère, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Une cinquantaine de personnes ont voulu empêcher la tenue des examens lundi matin devant une salle de Rezé mise à disposition de l'université de Nantes. Les CRS les ont évacuées.

les CRS devant la salle de la Trocardière à Rezé pour permettre la tenue des examens
les CRS devant la salle de la Trocardière à Rezé pour permettre la tenue des examens © Radio France - Antoine Denéchère

Rezé, France

Les forces de l'ordre sont intervenues lundi matin à 7h30 à Rezé pour disperser un groupe d'une cinquantaine de manifestants qui tentaient de bl"une attitude bienveillante au regard des événements depuis deux mois et de la situation particulière ce lundi devant le centre d'examens." 

Les CRS les ont facilement repoussés pour permettre aux étudiants d'accéder à la salle d'examens, ces derniers (environ 200) ont dû présenter leur convocation ou un document d'identité pour pouvoir pénétrer à l'intérieur alors que des manifestants cagoulés et entièrement vêtus de noir scandaient des slogans hostiles à la police. Les examens ont pu commencer à 8h15. Une étudiante a été "très légèrement blessé", selon les pompiers qui sont intervenus ce lundi.

Certains étudiants ont déclaré "ne pas être en état psychologique" de passer leur partiel. Treize épreuves étaient programmées dans ce centre d'examens ce lundi à 8 heures (histoire, italien, archéologie, langue arabe...), puis quatre à 10h et trois à 10h30.

Au bout d'une heure, les premiers candidats sont sortis du centre d'examens. Graziella, en licence 2, a passé une épreuve d'italien : "j'ai eu un peu peu en entrant car on a dû être escortés par la police. Mais une fois à l'intérieur, l'examen s'est bien passé pour moi. L'épreuve était simplifié car nous avons eu peu de cours depuis deux mois en raison du blocus sur le campus". Un autre étudiant, Nicolas, a passé une épreuve de psychologie et décrit "une ambiance particulière" : "certains candidats se sont levés, au début, en manifestant leur refus de passer l'examen et en appelant au boycott de l'examen. Mais après, ça s'est déroulé comme un examen normal", explique cet étudiant. Nicolas dit "comprendre les revendications et la volonté de bloquer les examens", et ajoute : "moi, je n'avais pas d'autre choix que de passer cet écrit car je dois valider mon année".

Sur place, un représentant de l'université de Nantes explique à France Bleu Loire Océan que les enseignants chargés de corriger les copies auront "une attitude bienveillante au regard des événements depuis deux mois et de la situation particulière ce lundi devant le centre d'examens." En début d'après-midi, le premier vice-président de l'université de Nantes, Mohammed Bernoussi, s'est exprimé au micro de France Bleu Loire Océan pour "condamner le comportement inacceptable de cinquante individus".

En fin d'après-midi, une épreuve a dû être annulée et reportée à une date ultérieure, elle concerne les étudiants en licence de sociologie. Certains d'entre eux (une centaine selon un candidat) ont fait irruption dans la salle, les enseignants et la direction de l'UFR ont préféré ne pas distribuer les sujets et annuler l'examen.