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Économie – Social

Urgences : la grève reconduite malgré les annonces du gouvernement, une manifestation ce mercredi à Paris

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

L'assemblée générale des grévistes a voté mardi la poursuite du mouvement, alors que plus de la moitié des services publics d'urgence sont en grève en France. Une manifestation nationale est prévue ce mercredi à Paris. Lundi, le gouvernement a dévoilé une série de mesures pour répondre à la crise.

Les personnels des urgences comptent à nouveau manifester ce mercredi.
Les personnels des urgences comptent à nouveau manifester ce mercredi. © AFP - Nicolas Guyonnet

Les annonces d'Agnès Buzyn n'auront pas suffi. Alors que plus de la moitié des services publics d'urgence sont en grève, le collectif Inter-Urgences, réuni mardi en assemblée générale à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a voté la poursuite du mouvement qui touche les urgences depuis six mois. Une manifestation nationale de tout le secteur de la santé est prévue par la CGT ce mercredi à Paris.

Cette décision de poursuivre le mouvement arrive au lendemain de l'annonce de la ministre de la Santé d'un plan de "refondation" jugé insuffisant. Ce plan contient douze mesures pour tenter de mettre fin à la crise. Le gouvernement a promis de débloquer 754 millions d'euros sur trois ans.

"Ce plan, c'est du flan !"

"Ce plan, c'est du flan !", a résumé Hugo Huon, président du collectif Inter-Urgences, à l'issue de l'assemblée générale. Les représentants des grévistes ont voté à main levée une motion rappelant leurs revendications :"réouvertures de lits", "recrutements à la hauteur des besoins", "augmentation de 300 euros net mensuel".

Une manifestation à Paris ce mercredi, des rassemblements locaux le 26 septembre 

Ce mercredi, la CGT organise une "journée d'action" dans tout le secteur sanitaire et social, avec une manifestation dans la capitale. Pour son secrétaire général, Philippe Martinez, le plan d'Agnès Buzyn "est loin des attentes du personnel".  Il "ne répond en rien à la réalité du terrain", estime Force ouvrière, qui a décidé de "s'associer" à cette mobilisation. Les grévistes ont également acté le principe de "rassemblements locaux" le 26 septembre. 

Du côté des médecins, le président de l'Association des urgentistes de France (Amuf), Patrick Pelloux, et celui du syndicat Action Praticien Hôpital, ont indiqué que leurs organisations se prononceraient jeudi sur leur participation à la grève. "Très déçu" par les annonces de la ministre, Patrick Pelloux a évoqué "un rendez-vous raté" sans "rien sur les revalorisations salariales" et a prédit que "la contestation va être sévère".

Pour certains syndicats, le plan d'Agnès Buzyn va dans le bon sens 

Pourtant, certains syndicats estiment que le plan présenté par la ministre de la santé va dans le bon sens. Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, considère qu'"on ne peut pas dire qu'il ne s'est rien passé", même s'il "manque beaucoup de choses", en particulier "sur la reconnaissance professionnelle" et "la question des lits supplémentaires".
"On ne s'attendait pas à un choix budgétaire aussi important", a reconnu François Braun, président de l'association Samu-Urgences de France, saluant des "mesures qui vont dans le bon sens pour sortir de cette crise".
Elles "sont la preuve d"une volonté de faire une réforme en profondeur", a renchéri Agnès Ricard-Hibon, présidente de la Société française de médecine d'urgence. L'Ordre national des infirmiers, pour sa part, "se réjouit" des "compétences élargies" qui seront déléguées aux soignants - comme prescrire une radio ou réaliser une suture sans attendre un médecin.

  - Visactu
© Visactu -
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