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Usine Bosch : "Que fait-il ? À quoi sert-il ?", le maire de Rodez s'en prend au ministre de l'Economie

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Par , France Bleu Occitanie

Invité de la matinale de France Bleu Occitanie, le maire de Rodez Christian Teyssèdre a violemment interpellé l'Etat après les annonces de suppressions de postes à la Bosch et à la SAM.

Christian Teyssèdre, maire de Rodez
Christian Teyssèdre, maire de Rodez © Radio France

Entre la Bosch de Rodez et la Sam de Viviez, ce sont près de 1000 emplois qui sont menacés dans le bassin industriel aveyronnais. Mercredi soir, le ministre de l'Economie Bruno le Maire a déclaré que sans l'Etat, la Bosch aurait fermé. Ce matin sur France Bleu Occitanie, le maire de Rodez Christian Teyssèdre a fait savoir son désaccord. 

Christian Teyssèdre, 750 postes sont menacés à la Bosch. Pour beaucoup, c'est clairement la fin de la Bosch dans votre ville. C'est aussi votre vision ?  

C'est en tout cas un coup très dur. Il y a quand même des responsables et quand on était élu local, on peut quand même s'interroger sur ce qui se passe à tous les niveaux concernant la désindustrialisation de notre pays. C'est simple, il y a 20 ans, il y avait 2400 salariés. En 2008, quand je suis arrivé maire, il y avait à peu près 2.500 salariés. Aujourd'hui, il y en a 1.250 et depuis je n'ai cessé de demander à Bosch de se diversifier. Les mono produits, ça ne marche nulle part pendant 20 ans. 

Le jour des annonces de suppressions de poste, vous avez parlé de trahison. Par qui vous sentez vous trahi ? 

D'abord par Bosch. C'est pas n'importe quelle entreprise. Quand on fait 4 milliards de chiffre d'affaire, et qu'on tire la sonnette d'alarme et que les syndicats ont signé un accord social qui devait prévoir 300 emplois supplémentaires et que rien n'a été tenu : oui, on a été trahis. Il y a un problème de minimum de patriotisme.

Les constructeurs  ne demandent pas que les sous-traitants soient français. Les paroles du ministre de l'Economie Bruno le Maire sont insensée. Si sauver une entreprise c'est accepter que 70 % du personnel soient supprimés, que veulent dire les mots ? Il n'y a pas d'investissements de prévus. 

L'Etat justement, s'est plié en quatre pour le secteur de l'aéronautique. Il y a un déséquilibre selon vous ? 

Il y a un vrai déséquilibre. L'Etat paye le chômage partiel de Bosch. Les contre-parties que devait demander l'Etat à la Bosch n'ont jamais été exécutées. Quand j'entends Bruno Le Maire dire que c'est sauvé, je me demande à quoi il sert. Qu'est ce qu'il fait ? S'il ne demande pas des contre-parties, mais aussi des engagements de diversification.. C'est ça sauver l'usine ? 

Mais alors, c'est quoi la porte de sortie. Où est-ce qu'elle vont pouvoir travailler toutes ces familles aveyronnaises ? 

La porte de sortie aujourd'hui, c'est que l'Etat reprenne ses négociations et ébauchent et exige de véritables investissements, ce qui n'a pas été fait. Il faut que l'Etat demande des contreparties. Il faut que l'État demande aux constructeurs que 50% de leurs produits sur les voitures soient des produits fabriqués par des équipementiers français. Voilà ce qu'il faut faire.  

Interview de Christian Teyssèdre, le maire de Rodez

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