Économie – Social

Vague de pollution aux particules sur la moitié nord de la France

Par Julie Guesdon, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu Cotentin, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure), France Bleu Nord et France Bleu Picardie mercredi 18 mars 2015 à 11:44 Mis à jour le mercredi 18 mars 2015 à 18:02

La carte des particules PM10, au 18 mars
La carte des particules PM10, au 18 mars © Prevair.org - - Capture d'écran

Paris et plusieurs autres villes du nord de la France ont dépassé ce mercredi le niveau d'alerte à la pollution aux particules.La concentration moyenne de particules PM10 a en effet dépassé le seuil d'alerte de 80mg/m3. Ce jeudi, Prevair annonce une amélioration de la situation, même si les personnes fragiles doivent demeurer vigilantes et restreindre leurs activités physiques et sorties.

La concentration des particules PM10, c'est-à-dire dont le diamètre est inférieur à 10 microns, a été particulièrement élevée ce mercredi, à Paris, et dans plusieurs villes de la motié nord de la France, ainsi qu'en Rhône-Alpes. Dans la capitale, cette concentration a dépassé mercredi matin le seuil de 80 microgrammes de particules par mètre cube, caractéristique du niveau d'alerte . Selon les informations de France Bleu 107.1, il n'y aura toutefois pas de journée de circulation alternée à Paris jeudi. 

En Rhône-Alpes aussi, l'indice de pollution était très haut également : il atteignait mardi le niveau 8 sur 10 sur l'agglomération de Lyon et Bourg-en-Bresse. Le seuil d'alerte a également été franchi à Lyon mercredi matin, après trois jours passés au niveau du seuil d'information. Dans plusieurs villes du nord (Douai, Lille, Boulogne-sur-Mer, Amiens, etc.), la mauvaise qualité de l'air atteint 9 sur une échelle de 10. 

Les prévisions de pollution de l'air pour jeudi - Aucun(e)
Les prévisions de pollution de l'air pour jeudi - - capture d'écran
Bonne nouvelle, la situation devrait s'améliorer jeudi pour la moitié ouest du pays, selon les prévisions de prevair. En revanche, la vigilance restera de mise dans le nord-est de la France.

Des causes climatiques, mais pas seulement

Il est donc recommandé aux personnes sensibles d'éviter autant que possible les activités physiques intenses, que ce soit en plein air comme en extérieur. Les particules affectent en effet les systèmes respiratoire et cardiovasculaire : elles peuvent être liées à quelque 50.000 décès prématurés chaque année. 

Ces vagues printanières ont plusieurs motifs : d'abord les conditions climatiques . Les températures froides et humides le matin qui se radoucissent en journée sont propices à la formation des particules dites "secondaires", comme le nitrate d'ammonium et le sulfate d'ammonium (qui représentent jusqu'à 60% des particules PM10 en période de pic de pollution). Mais c'est aussi lié notamment aux épendages agricoles , plus fréquents au printemps, ou encore aux transports routiers.