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Valenciennois : Bombardier va embaucher une centaine de personnes pour continuer de produire les RER nouvelle génération

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Par , France Bleu Nord
Crespin, France

L'usine Bombardier de Crespin (Nord), qui fabrique en ce moment des RER nouvelle génération, va embaucher une centaine de personnes afin d'éviter de prendre du retard. L'annonce a été faite mardi lors de la visite de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, sur le site nordiste.

 L'annonce a été faite lors de la visite de Valérie Pécresse ce mardi sur le site valenciennois.
L'annonce a été faite lors de la visite de Valérie Pécresse ce mardi sur le site valenciennois. © Radio France - Hélène Fromenty

C'est le résultat d'un petit coup de pression, tout en douceur. L'usine Bombardier de Crespin (Nord) va doubler une ligne de production et embaucher une centaine de personnes en plus, afin d'honorer l'un des contrats qui lie l'industriel canadien à la région Ile-de-France. C'est sa présidente, Valérie Pécresse elle-même, qui l'a annoncé mardi 19 février lors d'une visite sur le site du Valenciennois. 

Il y a maintenant deux ans, Bombardier et Alstom ont signé "le contrat du siècle" avec le conseil régional d'Ile-de-France et la SNCF. Une enveloppe de 3,75 milliards d'euros pour fabriquer ensemble des trains RER nouvelle génération (RER-NG) pour le réseau francilien. Objectif : 255 rames au total, avec les premières livraison en 2021.   

Le canadien est en charge de la production des voitures passagers, quand le Français, basé à Petite-Forêt, gère les wagons de tête et de queue. 

Plannings tendus

Le problème, c'est que Bombardier a pris du retard dans son calendrier.  "Les plannings sont un peu tendus, reconnait le président de Bombardier France, Laurent Bouyer. Mais nous sommes globalement dans les clous, avec l'objectif de faire les cinq premiers trains cette année, et de sortir les premières rames dans deux ans comme prévu."

Pour être certain de boucler sa commande en temps et en heure, Bombardier a décidé de dédoubler l'une des chaines de production, soit un investissement de 11 millions d'euros.

"Nous voulons absolument sécuriser, bien en amont, la problématique des cadences de production, explique le président. C'est pour cela que nous avons investi de manière un plus anticipée de prévu pour redonner de la robustesse au processus. Nous avons l'ambition d'embaucher une centaine de personnes pour ce seul projet RER-NG."

Actuellement, chez Bombardier, 350 personnes sur 2200 travaillent sur ces nouveaux trains. Du côté d'Alstom, ils sont 150 sur les 1000 salariés du site. 

Créer de l'emploi en France

Il faut dire que Valérie Pécresse n'a pas vraiment laissé le choix à l'industriel canadien, tant la commande est urgente. "Il y a une immense souffrance dans les transports franciliens et une vraie attente pour de nouveaux équipements, souligne l'élue d'Ile-de-France. C'est pour cela que j'ai décidé d'investir au total 10 milliards d'euros pour les transports dans ma région. Et que l'on soit Alstom, ou Bombardier, il faut être à l'heure !  Alors je suis bienveillante mais exigeante."

La président de région va même plus loin et dans son discours, elle incite Bombardier à recruter encore plus. "Si vous voulez tripler la ligne de production, réinvestir encore 11 millions, et recruter encore 100 habitants du Valenciennois supplémentaire, pourquoi pas... Ça sécurisera peut-être le calendrier."

Mais elle insiste : il faut embaucher local, et non pas sous-traiter à l'étranger comme le groupe le fait pour certaines productions. "Il y a une tension dans les usines d'Europe de l'Est, reprend Valérie Pécresse. Donc s'il y a une tension à l'Est, je le dis très simplement, il faut doubler voire tripler les lignes de productions dans les Hauts-de-France. On pourra faire des rames complètement françaises." 

Et l'élue d'ajouter : ce serait dommage de payer "des millions d'euros de pénalité de retard" quand on peut "créer de l'emploi en France". Valérie Pécresse assure qu'elle va revenir tous les six mois pour suivre l'avancement de cette commande. Cet été elle pourrait même être accompagnée d'usagers franciliens. 

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