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Variant anglais de la Covid: travail avec la boule au ventre, pour les routiers du transmanche

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Par , France Bleu Nord

La question se pose dans les entreprises de transport qui vont régulièrement en Grande-Bretagne : avec le variant de la covid-19 et le risque de rester sur place, en cas de test positif au retour, des conducteurs ne veulent plus traverser la Manche. Les autres y vont avec une forte appréhension.

Avec le variant anglais de la Covid-19 et le risque de rester coincé en Grande-Bretagne en cas de test positif, les routiers ont peur d'assurer le transmanche.
Avec le variant anglais de la Covid-19 et le risque de rester coincé en Grande-Bretagne en cas de test positif, les routiers ont peur d'assurer le transmanche. © Radio France - Matthieu Darriet

Depuis plus de vingt ans, Christophe assure la traversée de la Manche au volant de son camion. Aujourd’hui, cela représente 80% de son activité. Il connait bien l’Angleterre. Et, au-delà du danger que représente le virus mutant anglais, il est inquiet.

"Avec le virus, on est tous au même niveau, explique Christophe. Mais c'est tout ce qu'il y a derrière qui fait énormément peur. C'est le fait d'être coincé là-bas, d'être testé positif chez eux. Cela voudrait dire que je ne serais pas avec mes proches et ça les inquiéterait d'autant plus de ne pas pouvoir me voir."

Remorques non-accompagnées

Pour répondre à ces inquiétudes, il y a toujours la possibilité d’utiliser les remorques non accompagnées, rappelle José Zydower, représentant du personnel Force ouvrière chez XPO, à Calais (100 conducteurs à Marck) : "Ce genre de situation peut être anticipé, en envoyant des remorques chargées avec la marchandise, au port de Calais. Et ces remorques sont réceptionnées par des conducteurs anglais, qui les distribuent dans les entrepôts de leur pays."

Le problème c’est le surcoût que cela représente, et puis les possibilités de remorques non-accompagnées sont limitées au port de Calais.  

Chez XPO, sur les 25 conducteurs spécialisés dans le transmanche du site de Calais, la moitié ne souhaiterait plus y aller. La direction assure que masques, gel hydro-alcoolique et désinfectant sont suffisants... en attendant les vaccins que les conducteurs espèrent avec impatience.

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