Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Vélib' : une caisse de grève mise en place, un mois et demi après le début du mouvement à Smovengo

vendredi 1 juin 2018 à 17:53 Par Margaux Stive, France Bleu Paris

Un mois et demi après le début de la mobilisation, les salariés de Smovengo, le nouveau gestionnaire de Vélib', ont reçu un chèque de 400 euros grâce à une caisse de grève constituée par les syndicats.

En tout 15 000 euros ont été récoltés pour soutenir les grèvistes
En tout 15 000 euros ont été récoltés pour soutenir les grèvistes © Radio France - Margaux Stive

Alfortville, France

Sous un petit chapiteau, entre une banderole et le portail du dépôt de Smovengo à Alfortville (Val-de-Marne), les grévistes font la queue pour récupérer leur chèque. Quelques centaines d'euros qui ne suffisent pas à compenser la perte de salaire due à la grève. La mobilisation dure depuis un mois et demi maintenant. 

Une caisse de grève de 15 000 euros

La caisse de grève a été constituée par la CGT Info'Com, la CGT Goodyear, la CGT Air France et Sud Poste 92. En tout 15 000 euros ont été récoltés, et répartis entre les 40 salariés grévistes. En tout, cela représente environ 400 euros par personne. Une petite somme comparée aux pertes de salaires subies par les salariés après un mois et demi de mouvement. Mais pour Stéphane Paturey de la CGT Info'Com, c'est aussi une façon de soutenir le mouvement.  D'autant plus, assure-t-il, que c'est souvent l'aspect financier qui peut conduire un mouvement à s'essouffler. Et ce n'est pas le moment de faiblir, affirment les grévistes. Ils sont tous convoqués la semaine prochaine par la direction pour des entretiens préalables en vue de sanctions disciplinaires pouvant amener à des licenciements. 

"Trop c'est trop"

Des entretiens à propos desquels les grévistes ne sont pas optimistes. D'après eux, pas de doute, Smovengo veut se débarrasser des salariés mobilisés. "On est des cailloux dans la chaussure de Smovengo", estime Ansumana Kargbo. Pour ces salariés, les agissements de la société sont à la limite de la légalité car l'entreprise engage des intérimaires pour pallier l'absence des grévistes au sein de l'entreprise.

En attendant, les Vélib' sont toujours quasiment à l'arrêt en Île-de-France, "en raison des nombreux dysfonctionnements et du quasi blocage du système constaté mi-avril", indique le Syndicat Autolib' Vélib' Métropole dans un communiqué publié ce vendredi 1er juin.

Vélib' qui annonce d'ailleurs que les abonnements seront remboursés de janvier à mai pour les usagers. 

Reportage à Alfortville, devant le dépôt de Smovengo

Le reportage de France Bleu Paris