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Économie – Social

Vendée : la saga économique de la discrète famille Dubreuil

jeudi 11 avril 2019 à 3:03 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Le groupe Dubreuil présente les résultats de ses deux compagnies aériennes, Air Caraibes et French Bee ce jeudi matin. L'occasion de revenir sur l'histoire remplie de succès de cette famille vendéenne très discrète.

Jean-Paul (le père) et Paul-Henri (le fils) Dubreuil
Jean-Paul (le père) et Paul-Henri (le fils) Dubreuil © AFP -

Vendée, France

Le groupe vendéen Dubreuil présente les résultats de ses deux compagnies aériennes, Air Caraïbes et French Bee, ce jeudi matin. Ils seront satisfaisants, le groupe l'a déjà annoncé dans son bilan 2018, ce qui permet à Dubreuil de franchir la barre symbolique des deux milliards d'euros de chiffre d'affaires pour l'an dernier, en hausse de 19% par rapport à l'année précédente.  Dubreuil, c'est donc un géant - le premier groupe de Vendée en terme de chiffre d'affaire - mais un géant qu'on connait pourtant moins que d'autres grosses entreprises vendéennes comme Bénéteau, Sodebo ou Fleury Michon.  

Un épicier devenu multimillionaire

Il faut dire que cette famille est plutôt du genre très discrète, même si son histoire a tout d'une saga. Son histoire, on pourrait la résumer comme ça : l'épicier devenu multimillionnaire.

Un passionné d'aviation

Le premier chapitre, c'est en 1924. Le grand-père, Henri Dubreuil, achète une épicerie de gros à La Roche-sur-Yon, pas très loin de la place Napoléon. Il se lance ensuite dans la vente de vin et de carburant. C'est ensuite qu'arrive le drame : il meurt en 1966 et, à seulement 24 ans, son fils, Jean-Paul, reprend l'entreprise. Chapitre deux, celui où le groupe décolle. La passion de Jean-Paul, c'est l'avion. Et comme il en a marre du train pour aller à ses rendez-vous partout en France, il en achète un, d'avion, avec à ses côtés deux autres chefs d'entreprises bien connus en Vendée : Gilles Cougnaud et Michel Gautier. C'est ainsi que naît Air Vendée, une compagnie d'avions-taxis vers l'île d'Yeu puis Orly, avant de devenir une compagnie de liaisons régionales, finalement rachetée par Air France.

Un groupe diversifié

Jean-Paul Dubreuil rachète ensuite plusieurs compagnies aériennes des Caraïbes. Elles deviennent sa pépite. Il se met aussi à la voiture. Les concession Clara automobile, c'est Dubrueil qui est derrière. Le groupe fait aussi dans les pièces détachées pour les voitures, le bricolage, le BTP, les engins agricoles, les nouvelles énergies, l'hôtellerie et, dernièrement, les poids-lourds.

De père en fils et en petit-fils

C'est toujours en famille que la saga s'écrit. Le petit fils, Paul-Henri, est le président du directoire depuis 10 ans avec ses sœurs, Sophie et Virginie, à ses côtés. C'est le chapitre trois d'une histoire dans laquelle les enfants entrent très jeunes : dès 7 ans, avec quelques actions et leur place aux assemblées générales, pour se mettre dans le bain. Le grand-père, Jean-Paul, n'est jamais très loin, lui dont la fortune a triplé depuis 2013, selon le magazine Challenge qui l'évalue à 600 millions d'euros pour 2018. 

Une très belle réussite qui montre qu'on peut entreprendre, même en Vendée !

"C'est vrai, Jean-Paul Dubreuil n'a pas la réussite ostentatoire", confirme Jacques Auxiette, ancien maire de La Roche-sur-Yon et ancien conseiller départemental de la Vendée, qui le connait bien et qui a, notamment, assisté à la naissance de Air Vendée. "Ça ne veut pas dire pour autant qu'il a des raisons de se cacher ou d'être hyper discret. Je crois que c'est une très belle réussite". De celles qui montrent tout le sens du mot entrepreneur pour Jacques Auxiette, qui a su profiter de certains concours de circonstance et faire preuve de grandes qualités de gestion. "Il faut avoir des idées et il faut aussi être un très bon gestionnaire. Ses parents étaient épiciers en gros. C'est quelqu'un qui sait entreprendre et compter. Rien ne le prédisposait à devenir responsable de vols à destination des Caraïbes ! Ça démontre vraiment qu'on peut entreprendre, même en Vendée", conclut Jacques Auxiette.