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Challans : les entreprises se bousculent pour recruter les ex-salariés de l'abattoir

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Par , France Bleu Loire Océan

Les 140 salariés de l'abattoir Covia de Challans ont perdu leur travail suite à la liquidation judiciaire de l'entreprise au mois de février. Le comité d'entreprise a monté un forum pour l'emploi pour rencontrer une trentaine d'employeurs du secteur, ce vendredi 22 mars.

Grosse affluence ce vendredi au forum de l'emploi organisé pour les 140 salariés licenciés par l'abattoir
Grosse affluence ce vendredi au forum de l'emploi organisé pour les 140 salariés licenciés par l'abattoir © Radio France - Marc Bertrand

La salle prêtée par la mairie est trop petite. 29 entreprises présentes, il a fallu serrer les tables, certains sont même installés sur la passerelle qui surplombe la cage d'escalier. Presque trois mois après la liquidation judiciaire de l'abattoir de la Covia à Challans, le comité d'entreprise organisait ce vendredi 22 mars un forum pour l'emploi, en invitant les entreprises du secteur. Il a même dû en refuser quelques-unes.

On a été surpris, c'est vrai, on ne s'attendait pas à avoir autant de réponses des entreprises" - Mickaël Tariot, ex-délégué CFDT

Les 140 salariés ont reçu leur lettre de licenciement, certains depuis quelques jours seulement. Ils sont là pour "rebondir". "J'ai passé 17 ans à l'abattoir, j'ai envie de faire autre chose maintenant", sourit Karine, 49 ans. Elle a l'embarras du choix. Les entreprises se sont bousculées pour venir recruter. 

Solidarité vendéenne et pénurie de main d'oeuvre

C'est la "solidarité vendéenne", assure un responsable RH de Gastromer : "Quand une entreprise ferme, si on peut aider à reclasser des salariés qui sont des locaux, c'est bon pour tout le monde". Un Vendéen qui travaille, c'est un Vendéen qui consomme, et qui fait tourner les entreprises vendéennes. 

La réalité, c'est qu'il y a une vraie pénurie de main d'oeuvre" - Julien Voisin, de Voisin constructions à Soullans

Les anciens de l'abattoir n'ont souvent pas de diplôme, ils ne connaissent rien au bâtiment, et pourtant : "Dans le bâtiment, notre métier est vu comme pénible, or travailler à l'abattoir c'est aussi un métier difficile, donc ce n'est pas un frein pour eux". Reste à convaincre, parce qu'en Vendée, les demandeurs d'emploi, "il faut les séduire !", rigole une recruteuse de la Maison Gendreau : "On est tous dans la même difficulté. Toutes les entreprises recherchent".

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