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Économie – Social

"Je ne suis pas une assistée" : une bénéficiaire strasbourgeoise des Restos du cœur

lundi 20 novembre 2017 à 19:37 Par Yassine Khelfa M'Sabah, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

La 33e campagne d'hiver des Restos du cœur a été lancée ce lundi en Alsace. Dans le Bas-Rhin, au centre de la Meinau plus de 4.500 bénéficiaires sont déjà inscrits. Parmi ces bénéficiaires, des nouveaux arrivants qui font tout pour s'en sortir.

Les bénéficiaires strasbourgeois sont accueillis dans le tout nouveau centre de la Meinau
Les bénéficiaires strasbourgeois sont accueillis dans le tout nouveau centre de la Meinau © Radio France - Yassine Khelfa

Strasbourg, France

Alors que la 33e campagne des Restos du cœur vient d'être lancée en Alsace, rencontre avec une bénéficiaire qui fait pour tout pour y arriver.

Sandrine* tire son cabas à roulettes avec un léger sourire pour saluer les bénévoles. Elle cherche un peu son chemin dans ce vaste local strasbourgeois, installé dans le quartier de la Meinau. 4.000 personnes y ont été accueillies l'hiver dernier. Pour elle, c'est la première fois. Cette assistante comptable de 57 ans a travaillé toute sa vie mais se retrouve devant la case "Pôle emploi" et elle a bien du mal à joindre les deux bouts. À la maison, ils sont trois avec son compagnon et sa dernière fille. "On dit qu'il faut bien se nourrir mais malheureusement, ce n'est pas toujours le cas" nous confie-t-elle. Alors elle rejoint les Restos du cœur. Son constat personnel : le coût de la vie augmente, les dépenses énergétiques s’envolent, les charges fixes restent. Si certains viennent ici pour retrouver un peu de réconfort, elle au contraire est "démoralisée" quand elle pousse la porte des Restos.

C'est le premier hiver où cette bénéficiaire strasbourgeoise pousse les portes des Restos du cœur

"La dignité humaine prend un coup"

Elle fait tout pour sortir la tête de l'eau. Si elle est venue pour le lancement de cette 33e campagne d'hiver, elle se prépare également à un entretien pour un emploi le même jour. Conférences, ateliers, formations, elle dit ne rien lâcher pour espérer décrocher le sésame. (un emploi ndlr.)

Le fait de savoir que je dois encore venir ici me démoralise parce que cela veut dire que ma situation n'a pas changé.

Elle qui n'a pas pour habitude de quémander, répète que "ça peut arriver à tout le monde". Même si on lui a appris à se débrouiller toute seule, elle concède que parfois on est obligé de demander à manger ou à boire.

*Le prénom a été modifié

En Alsace, les Restos du coeur comptabilisent 17.000 bénéficiaires entre 2016 et 2017.