Infos

Vers un accord entre la BNP Paribas et les Etats-Unis ?

France Bleu lundi 23 juin 2014 à 11:18

BNP Paribas est dans le viseur de la justice américaine
BNP Paribas est dans le viseur de la justice américaine © MaxPPP

Selon des sources proches du dossier, la banque BNP Paribas serait sur le point de trouver un accord avec les Etats-Unis, dans l'affaire de soupçons de rupture d'embargo. La banque française paierait une amende moins importante que prévu, mais s'engagerait en échange à plaider coupable.

L'affaire des transactions en dollars de BNP Paribas pourrait se solder par un accord, a révélé lundi une source proche du dossier. La banque française pourrait s'engager à payer 8 à 9 milliards de dollars à l'Etat américain , soit environ 6 milliards d'euros. Une sanction inférieure aux 10 milliards de dollars, évoqués jusqu'alors – les enchères étaient même montées jusqu'à 16 milliards pendant un temps.

BNP Paribas est accusé d'avoir mené des transactions en dollars avec des pays que les Etats-Unis avaient placé sous embargo , entre 2009 et 2009, dont Cuba ou le Soudan. Les enquêteurs tentent de déterminer si la banque a maquillé des éléments d'identification sur des virements, pour qu'ils puissent passer par le système financier américain sans alerter les autorités.

"Punir le passé peut-être, pas l'avenir "

En échange de cette amende plus légère, BNP Paribas pourrait s'engager à plaider coupable , et à se séparer d'une trentaine d'employés de la banque, directement visés dans l'affaire – et dont certains auraient déjà quitté l'entreprise. Le Wall Street Journal, qui révèle la teneur des négociations, explique que l'accord devrait aussi inclure une interdiction pour BNP Paribas d'effectuer des transactions en dollars , "probablement pour quelques mois ". 

Invité ce lundi matin de France Info, le ministre des Finances Michel Sapin a dit espérer la conclusion rapide d'un accord , "parce que je pense qu'aujourd'hui BNP ne peut plus rester dans cet entre-deux, BNP a besoin de connaître les décisions qui sont prises par la justice et les autorités américaines ". Mais "punir le passé peut-être, punir l'avenir non ", a prévenu le ministre. De son côté, le porte-parole de la banque n'a pas tenu à réagir. 

Partager sur :