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Vers un gros contrat pour la Chocolaterie de Bourgogne

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Par , France Bleu Bourgogne

La Chocolaterie de Bourgogne, basée à Dijon, pourrait signer dans les prochains mois un contrat pour produire 50 millions de tablettes de chocolat par an, destinées à l'export en Asie. Une renaissance pour une entreprise qui a connu des moments difficiles ces dernières années.

René Loquet, directeur général de Cacao de Bourgogne, estime que ce contrat se fera "à 90%"
René Loquet, directeur général de Cacao de Bourgogne, estime que ce contrat se fera "à 90%" © Radio France - Adrien Beria

La Chocolaterie de Bourgogne, installée dans la zone industrielle au nord de Dijon, a peut-être tiré le gros lot. Un contrat passé avec une entreprise indonésienne, pour produire 50 millions de tablettes de chocolat -  soit 5000 tonnes - par an, pendant cinq ans. Le tout destiné au marché asiatique. Le deal est fait "à 90%", indique la direction de l'entreprise à France Bleu Bourgogne, confirmant une information du Bien public

A l'entrée de l'usine, forcément, du chocolat dans la boutique
A l'entrée de l'usine, forcément, du chocolat dans la boutique © Radio France - Adrien Beria

Pas de grand chamboulement 

A une époque, à la fin des années 2000, quand Nestlé possédait la Chocolaterie de Bourgogne, l'entreprise comptait jusqu'à 1000 salariés pendant la "saison" - la plus grosse période de production, en anticipation des fêtes. Aujourd'hui, 90 personnes environ travaillent sur le site. Ce contrat va-t-il créer de l'emploi en plus ? Pas forcément. "Nous sommes déjà en phase de recrutement, indique René Loquet, directeur général de Cacao de Bourgogne. Il nous faudrait une bonne vingtaine de personnes en plus dans les prochains mois sur plusieurs types de métiers, pas uniquement la production". Un recrutement déjà prévu avant la négociation du contrat.  

"50 millions de tablettes de chocolat, c'est à peine la moitié de ma capacité de production en tablettes. On a encore de la place dans nos lignes"

Dans tous les cas, ce contrat, c'est enfin une bonne nouvelle, ce serait un vrai nouveau départ pour une entreprise en difficulté pendant de nombreuses années, jusqu'à sa reprise en 2018. "C'est un site qui repart de zéro, on avait zéro client en 2018, rappelle René Loquet. En 2019, on a fait environ 20 millions d'euros de chiffre d'affaire. En 2020 on espère dépasser les 30 millions, pour un retour à l'équilibre en 2021". 

Vue aérienne de la Chocolaterie (photo prise dans la hall de l'usine)
Vue aérienne de la Chocolaterie (photo prise dans la hall de l'usine) © Radio France - Adrien Beria

Le made in France séduit

Pourquoi cette entreprise indonésienne a-t-elle jeté son dévolu sur la Chocolaterie de Bourgogne ? "La production française rassure énormément, surtout en Asie, pour plusieurs raisons, explique René Loquet. La France reste un leader en terme de fabrication de chocolat et de certification qualité". Selon lui, la production française de chocolat bénéficie à l'étranger d'une aura, grâce à un certain nombre de clichés, comme "l'imaginaire autour de la France, la tour Eiffel, le savoir-faire, le savoir-vivre".

"Le consommateur, quand il achète du bleu-blanc-rouge, il achète une qualité mais aussi des images d’Épinal." - René Loquet

Un premier pas, pour mieux se diversifier ?

Grâce à ce contrat, le directeur général pense déjà au coup d'après. Il voudrait réinvestir les bénéfices issus de ce contrat massif "dans de plus petites lignes, plus nombreuses, plus agiles, pour aller sur des productions à forte croissance". Par exemple "le chocolat bio, le chocolat vegan ou le chocolat blanc".

Si le contrat est bien validé, la production commencera à Dijon au mois de juin. La Chocolaterie devrait être fixée d'ici la fin du mois d'avril

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