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À Blagnac ou ailleurs, les cinémas préparent le déconfinement : "On attend avec impatience une date"

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Par , France Bleu Occitanie

Une date et un horizon pour la réouverture des bars, des restaurants et des musées, mais pas des lieux culturels comme les cinémas. Une déception, forcément, pour Jean-Baptiste Salvat. Le directeur du cinéma Méga CGR de Blagnac était l'invité de France Bleu Occitanie ce vendredi.

Le cinéma CGR à Blagnac, près de Toulouse (Haute-Garonne).
Le cinéma CGR à Blagnac, près de Toulouse (Haute-Garonne). © Radio France - Marius Delaunay

Une possible réouverture des bars, restaurants et des musées vers la mi-mai, c'est l'objectif toujours fixé par Emmanuel Macron, avant de poursuivre une réouverture progressive, par étapes "toutes les trois semaines si tout va bien". Aucune date ni plan de sortie de crise n'est en revanche envisagé pour l'instant pour les autres lieux culturels, comme les cinémas par exemple. 

Avec ses 15 salles, le cinéma Méga CGR de Blagnac fait ainsi partie des nombreux perdants dans cette affaire. Jean-Baptiste Salvat, le directeur du cinéma; était l'invité de France Bleu Occitanie ce vendredi matin.

Si l'on résume la position de l'Élysée, vous, les cinémas, ne serez pas les premiers à rouvrir à la mi-mai. Jean-Baptiste Salvat, vous êtes déçu, triste?

Oui, forcément un peu déçu parce qu'on avait encore un petit espoir vu les dernières annonces ces derniers jours. Maintenant, on attend avec impatience d'avoir une date pour pouvoir s'organiser.

Les terrasses et les musées seraient les premiers à rouvrir. Pour vous, déambuler dans un musée ou être assis dans un cinéma masqué, c'est pareil?  

Non, pas vraiment. On va dire que vous circulez pour aller au cinéma, mais une fois que vous êtes dans la salle, vous ne bougez plus. On est quand même un peu plus sécurisé que pas mal d'autres lieux. On ne comprend pas vraiment ce plan de réouverture. 

Au niveau de l'aération des salles, parce que c'est notamment l'enjeu des lieux clos, est-ce que des choses ont été mises en place dans les cinémas CGR? 

Oui, il y a eu vérification de tous nos sites, nos systèmes de climatisation avec la maintenance qui a été doublée sur les passages des équipes de maintenance. Et après, il s'agit aussi d'étaler les séances dans le temps de manière à pouvoir ouvrir les portes un peu plus longtemps pour une circulation de l'air beaucoup  plus longue et efficace.  

Dans son rapport rendu cette semaine, le Sénat dit d'abord que l'ouverture des cinémas ne présente pas de sur-risque de contamination, mais êtes-vous certains qu'il y aura des jauges à respecter? 

On en avait déjà lorsqu'on a pu rouvrir un petit peu cet été. On comprend tout à fait les jauges. On comprend tout à fait les contraintes des restrictions. On s'adapte. Quand on avait pu ouvrir, on avait eu 50% de la salle. Cette fois ci, on parle de 30% au début, puis augmenter à 60% trois ou quatre semaines plus tard. 

Très honnêtement, si on reste là-dessus, on sera content, le temps que les gens reviennent, reprennent l'habitude de voir des films à l'affiche. En tout cas, on va faire avec. Mais tout ce qu'on voudrait, c'est vraiment avoir une date qui ne bouge plus et qu'on puisse s'organiser. 

On parle aussi de fermer les espaces confiseries dans les cinémas. Vous gagnez beaucoup d'argent avec le pop-corn et les bonbons? 

Ce n'est pas négligeable. Nos ressources principales restent tout de même la billetterie cinéma, forcément. Mais c'est vrai que pour des groupes comme le nôtre, des gros cinémas, on va dire tout ce qui est multiplexe, qui ne sont pas subventionnés, qui ne bénéficient d'aucune aide, on ne peut pas vraiment non plus se passer des recettes annexes comme celle ci. Donc, effectivement, là aussi, c'est un questionnement.

Si le couvre-feu reste en vigueur au delà du confinement, c'est tenable financièrement de se passer des séances du soir?

La question s'est posée, forcément. Aux vacances d'octobre, on avait un couvre feu à 19h, mais c'était les vacances. Ça a été dur quand même, mais on a réussi à s'en sortir un peu en après-midi avec les familles. Là, au mois de juin, si vous avez des jauges, si vous avez un couvre feu à 19h en semaine, si vous n'avez pas de recettes annexes, ça fait beaucoup de choses cumulées. 

Si ça ne tenait qu'à moi, je sais que j'y réfléchirais à deux fois quant à la viabilité de la réouverture, voire à repousser aux vacances scolaires, sinon c'est intenable. 

On s'est beaucoup habitué à faire son cinéma à la maison avec la crise sanitaire, regarder des films à la maison, des séries... Vous avez peur de ne pas retrouver une partie de votre public?

Il y aura une petite perte, mais je n'y crois pas trop. On n'ira plus au restaurant parce qu'on peut commander, on n'ira plus au parc d'attractions parce qu'on a un casque de réalité... Moi, je n'y crois pas trop. Les gens ont besoin de sortir. C'est la sortie culturelle préférée des Français depuis des années, et il y aura du retour lorsqu'il y aura de grosses affiches. On s'en est toujours relevé, je pense que le cinéma restera cette sortie conviviale et accessible. 

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