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Économie – Social

VIDÉO - Manifestations du 1er-Mai : ce qu'il faut retenir de la journée

mardi 1 mai 2018 à 19:37 - Mis à jour le mardi 1 mai 2018 à 21:21 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Entre 143.500 (ministère de l’Intérieur) et 210.000 personnes (CGT) personnes ont manifesté partout en France ce mardi 1er-Mai pour la fête du Travail. Les syndicats ont défilé en ordre dispersé. A Paris, de violents incidents ont éclaté en marge de la manifestation.

 Entre 143.500 et 210.000 personnes ont défilé en France ce 1er-Mai 2018.
Entre 143.500 et 210.000 personnes ont défilé en France ce 1er-Mai 2018. © AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT

La CGT avait appelé à 240 manifestations ou rassemblements un peu partout en France. Entre 143.500 (ministère de l’Intérieur) et 210.000 personnes (CGT) ont défilé dans tout le pays ce 1er-Mai. Ils étaient entre 20.000 (préfecture) et 55.000 (CGT) à Paris où le cortège a été contraint de changer de direction après que de violents incidents ont éclaté entre 1.200 individus cagoulés, des "black blocs", et les forces de l'ordre.  

Des violences et 200 personnes interpellées à Paris 

Environ 200 personnes ont été interpellées à Paris où la manifestation a été perturbée par des affrontements entre 1.200 individus cagoulés, les "black blocs", et les forces de l'ordre. Le cortège, parti de la place de la Bastille vers 15h, a été détourné à la demande la préfecture de police pour finalement gagner la place d'Italie dans le XIIIe arrondissement de la capitale en fin d'après-midi. 

Un Mac Donald's, un engin de chantier, des voitures ont notamment été incendiés boulevard de l'Hôpital provoquant de brefs départs de feu. 22 compagnies de CRS ont été mobilisées pour disperser ces "black blocs" avec des grenades lacrymogènes et des canons à eau. 

Un policier a été blessé légèrement et trois personnes, "manifestants ou badauds", ont été pris en charge par les pompiers pour des blessures légères a indiqué le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, dans la soirée.

A l'instar du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, et de la maire de Paris, Anne Hidalgo, des élus de tous bords ont condamné les "violences". "Ces faits sont condamnables et ils seront condamnés" a assuré le ministre de l’Intérieur dans la soirée.

Dans la soirée, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a critiqué la gestion par les autorités des débordements ayant perturbé la manifestation parisienne du 1er Mai, tout en "condamnant" les violences. "J'ai vécu des choses scandaleuses, le fait d'être bloqué sur ce pont" d'Austerlitz par lequel le cortège devait initialement passer, a-t-il déclaré sur CNews.

Une personne a également été interpellée à Rennes où 3.500 personnes ont défilé selon la préfecture. Quelques incidents ont éclaté lorsque les forces de l'ordre ont décidé de fragmenter le cortège en lançant des grenades lacrymogènes. Une cinquantaine de manifestants, dont certains masqués, qui en avaient pris la tête, ont été isolés. 

Les syndicats en ordre dispersé

Dans le reste du pays, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans une ambiance bon enfant. A l'appel de la CGT, rejointe par Solidaires et la FSU notamment, ils étaient entre 2.700 et 3.500 à Nantes, 3.500 à Rennes, 2.500 à Saint-Etienne, un peu plus de 2.000 en Drôme et en Ardèche, 1.450 à Tours, entre 1.500 et 2.500 à Caen, 1.500 à Dijon, entre 1.400 et 2.000 à Pau, entre 2.000 et 3.000 à Limoges, plus d'un millier au Mans, quelques centaines à Perpignan, Auch, Auxerre ou Laval, 4.000 à Grenoble, 5.500 à Lyon (chiffres de la police) et 4.000 à Strasbourg

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui avait appelé à un 1er-Mai unitaire favorisant la "convergence des luttes" a regretté que FO et la CFDT aient boudé l'appel de sa confédération. "J'en suis désolé, je ne comprends pas, alors qu'il y a beaucoup de luttes unitaires dans tout le pays, qu'au niveau des confédérations on n'arrive pas à mettre de côté nos différences pour travailler ce qui nous rassemble" a-t-il déclaré.

De son côté, le nouveau secrétaire général de Force Ouvrière, Pascal Pavageau, a annoncé qu'il allait contacter ses homologues des grandes centrales syndicales pour discuter d'une éventuelle "unité d'action". La CFDT, la CFTC et l'Unsa ont organisé un 1er Mai en commun sous un mot d'ordre "revendicatif et culturel" avec la projection à Paris d'un film sur "le dialogue social et la négociation collective".

Emmanuel Macron assume son déplacement à l'étranger un 1er-Mai

Depuis l'Australie où il effectue une visite officielle de trois jours, Emmanuel Macron a condamné "avec une absolue fermeté les violences qui ont eu lieu aujourd'hui et qui ont dévoyé les cortèges du 1er mai."

Plus tôt dans la journée, le chef de l'Etat s’était défendu de d'"esquiver" la contestation sociale en France. "Vous vouliez que je fasse quoi? Que je reste chez moi à regarder la télévision? J'ai autre chose à faire, je continue à travailler", a-t-il rétorqué à un journaliste qui l'interrogeait à ce sujet. "Les voyages (...) sont programmés longtemps avant", a ajouté le président précisant qu'il "[s]'occupe d'abord en permanence de ce qui se passe à Paris comme ailleurs." Après l'Australie, Emmanuel Macron se rendra en Nouvelle-Calédonie, jeudi.