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VIDÉO - Au Nouveau stade de Bordeaux, c'est lui qui régale

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Par , France Bleu Gironde

Didier Oudin, le PDG du groupe Arom installé à Eysines près de Bordeaux, a décroché le contrat de restauration VIP du Nouveau stade de Bordeaux. Il mobilisera plus de 250 personnes à chaque match.

Didier Oudin, le Pdg du groupe Arom, dans son laboratoire à Eysines
Didier Oudin, le Pdg du groupe Arom, dans son laboratoire à Eysines © Radio France

C'est un vrai pari qu'a tenté et réussi Didier Oudin, le patron du groupe Arom. En 2010, celui qui a racheté l'enseigne Lacoste cinq ans plus tôt et fondé le groupe Arom (90 salariés) a l'idée audacieuse de devenir le futur traiteur du stade de Bordeaux dont la construction n'a pas encore réellement démarré. Et il s'en donne les moyens. Il construit un nouveau siège et un nouveau laboratoire à Eysines afin d'être opérationnel, tout près du quartier de Bordeaux-Lac où le stade va voir le jour. L'investissement est important : 2,8 millions d'euros. Il n'a plus vraiment le choix. Il doit réussir où son entreprise est tout simplement menacée. 

"Je n'avais pas de plan B. J'ai joué. Dans la vie, il faut savoir prendre des risques." — Didier Oudin, patron du groupe Arom

Le groupe Arom va soigner les VIP du Nouveau...par france-bleu-gironde

La désignation a ressemblé à un parcours du combattant. Le groupe Arom s'est d'abord allié avec un groupe allemand, Arena One, le gestionnaire de l'Allianz Arena, le stade de Munich. Les allemands devaient apporter l'investissement, près de quatre millions d'euros pour aménager les buvettes, les locaux de restauration, installer des chambres froides, les friteuses ou encore les planchas. Arena One devait assurer la rstauration grand public, Arom se chargeait du haut de gamme. 

"On avait gagné. Le soir, on a sabré le champagne avec les salariés. Le lendemain, tout était perdu."

Car, dans l'intervalle, Arena One est vendu à un groupe autrichien que le stade de Bordeaux n'intéresse pas. Arom se tourne alors vers Casino qui vient pourtant de perdre le marché bordelais. Avec le soutien de la mairie qui souhaite que le traiteur soit une entreprise de la région, un nouveau projet voit le jour. Didier Oudin touche enfin au but. Il sera pendant dix ans le traiteur du Nouveau Stade de Bordeaux.

40% du chiffre d'affaires annuel

Le contrat du stade constitue une aubaine. Il représente 4 millions d'euros par an, soit 40% du chiffre d'affaires du groupe Arom. Dans le Nouveau Stade de Bordeaux, le traiteur devra alimenter les invités des 60 loges (contre 19 au stade Chaban-Delmas) et, au total, la bagatelle de 3.000 VIP. Des hôtes de marque qui seront soignés, bichonnés. Ils pourront choisir parmi une quarantaine de petits fours différents. Lacoste promet de la fraîcheur et de la qualité. Tout sera réalisé dans le laboratoire d'Eysines le jour même. Autant dire que c'est une véritable course contre la montre que devront livrer à chaque match les cuisiniers et les serveurs. Ils seront plus de 250 à chaque fois pour que tout soit parfait.

Didier Oudin vient de débuter son aventure dans le Nouveau stade. En plus des soirs de match, il assure la restauration de nombreuses réceptions oragnisées sur place. La première s'est déroulée avant même l'inauguration du stade, le 6 mai. Il s'agissait du dîner des maires de Gironde à l'occasion du salon des élus. Mais le chef d'entreprise a déjà d'autres projets. Il devrait gérer le restaurant panoramique de la future Cité des Civilisations du Vin qui ouvrira en 2017 dans le quartier des Bassins à flot. Et quand on lui parle d'avenir les idées fusent. 

"J'aimerais développer une boucherie. Avoir la traçabilité des bêtes, être capable de montrer la photo de l'agneau quand on le sert dans l'assiette."

Didier Oudin reste toutefois prudent. Car le marché traiteur devient tendu avec la crise. Et il est très saisonnier. Les mariages représentent ainsi 25% de son chiffre d'affaires. Le contrat du nouveau stade va lui offrir la souplesse nécessaire pour poursuivre son développement.

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Visite en vidéo du Nouveau stade de Bordeaux

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