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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

VIDÉO - Gilets jaunes : que risquent (vraiment) les manifestants ?

jeudi 15 novembre 2018 à 17:03 - Mis à jour le vendredi 16 novembre 2018 à 14:09 Par Isabelle Lassalle, France Bleu, France Bleu Provence, France Bleu Hérault, France Bleu Vaucluse, France Bleu Roussillon, France Bleu Gard Lozère, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu Berry

Plusieurs manifestations des gilets jaunes prévues samedi 17 novembre ont bien été déclarées, mais l’ampleur de la mobilisation reste la grande inconnue. Initié par des citoyens, le mouvement s’est développé en dehors de tout cadre syndical ou politique. Que risquent (vraiment) les gilets jaunes ?

Manifestation des gilets jaunes.
Manifestation des gilets jaunes. © Maxppp -

Organisé par des citoyens refusant toute récupération politique le mouvement du samedi 17 novembre est un appel à bloquer les infrastructures routières pour manifester contre les augmentations des prix des carburants. Mais dès mardi, le ministre de l’Intérieur a prévenu qu'aucun "blocage total" ne serait toléré samedi et que les forces de l'ordre interviendraient si les actions posaient un "risque" pour les interventions de sécurité ou la libre circulation.

Ce que prévoit la loi

Toutes les manifestations sur la voie publique doivent être déclarées en préfecture au moins trois jours et au maximum 15 jours avant la date de la manifestation. L'organisateur d'une manifestation non déclarée risque selon la loi, six mois de prison et 7.500 euros d'amende. Pour les participants, c’est 38 euros d'amende. Selon les informations recueillies par franceinfo, alors que les forces de l'ordre s'attendent à environ 1.500 actions partout en France, seule une centaine d'entre elles avaient été déclarées jeudi soir.

L’entrave à la circulation peut être punie par deux ans de prison, 4.500 euros d'amende, trois ans de suspension de permis et six points retirés. Les manifestants risquent aussi 48h de garde à vue. Si des véhicules sont utilisés, ils peuvent être immobilisés. C’est pourquoi, de très nombreux appels aux blocages lancés sur les réseaux sociaux précisent "en laissant accès aux urgences".

Des peines rarement appliquées et une fausse rumeur

Récemment à Paris, le mouvement des ambulanciers a donné lieu à 14 interpellations mais aucune condamnation. De même, les très nombreux et longs blocages de plusieurs routes sur le site de Notre-Dame-des-Landes, n’a pas non plus donné lieu à la moindre condamnation.

Signe de ralliement de la mobilisation : le gilet jaune, qui a donné son nom au mouvement. Une rumeur s’est propagée sur les réseaux sociaux en indiquant qu’un gilet jaune posé sur le tableau de bord engendrait une amende de 90 à 150 euros. C’est complètement faux, cela n'entraîne aucune verbalisation sauf si le gilet en question gêne la visibilité du conducteur (45 euros).