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Économie – Social DOSSIER : General Electric dans le Territoire de Belfort

VIDÉO - General Electric à Belfort : les syndicats dénoncent un "scandale, un carnage"

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon, France Bleu

Les syndicats de General Electric à Belfort ont réagi lors d'une conférence de presse ce mercredi au plan social annoncé la veille. Plus de 1.000 postes vont être supprimés, essentiellement dans le Territoire de Belfort. Ils dénoncent une "délocalisation massive" et annoncent des actions.

Les représentants syndicaux annoncent la riposte après l'annonce du plan social de General Electric.
Les représentants syndicaux annoncent la riposte après l'annonce du plan social de General Electric. © Radio France - Bastien Munch

Belfort, France

Après le choc, la contre-attaque. Les syndicats de General Electric dans le Territoire de Belfort tenaient une conférence de presse ce mercredi pour réagir au plan social annoncé la veille par le groupe américain. Un salarié sur quatre de GE devrait être touché dans le département : 792 suppressions de postes sont prévues dans la branche gaz et 252 pour le centre de service, qui gère la comptabilité, soit 1.044 postes au total. 

Parmi les représentants qui prennent la parole, de gauche à droite : Francis Fontana (SUD), Philippe Petitcolin (CFE-CGC) et Abdelaziz Jebbar (CGT).

On ne se laissera pas faire"

Francis Fontana (SUD) explique que les syndicats ont commencé à consulter les documents du plan social : "L'impact sera très lourd, il y aura du licenciement sec, si ça se passe comme ça". Il explique que les mesures en faveur des salariés seraient "minimalistes" et que le plan sera mis en oeuvre très rapidement. Un comité de groupe européen devrait avoir lieu mi-juin.

Les représentants syndicaux demandent aux patrons de General Electric et au gouvernement de venir s'expliquer à Belfort. Ils étudient aussi les moyens d'action avec les salariés,"grève, manifestation, blocage" : "On ne se laissera pas faire, on cherche les moyens à mettre en oeuvre (...) ça commencera peut-être la semaine prochaine". GE dans le Territoire est en "semaine basse", il y a peu de monde sur le site pour le moment.

Faire pression sur General Electric via les commandes publiques

Philippe Petitcolin explique que l'Etat via les entreprises et services publics (EDF, Airbus, les hôpitaux) devrait faire pression sur GE en stoppant ses commandes. Pour le représentant CFE-CGC, les arguments sur la baisse du marché des turbines à gaz -qui justifient le plan social- sont fallacieux. Avec les autres syndicalistes, il interpelle le gouvernement et lui demande "de stopper ce scandale, ce carnage qui n'a d'autre but que de délocaliser l'activité hors de France"

Les représentants syndicaux continuent de soutenir des pistes de diversification, dans l'aéronautique notamment.

Mardi, à l'annonce des suppressions de postes, les salariés rencontrés à Belfort étaient abasourdis. Même si le plan social était attendu, le personnel ne l'imaginait pas à une telle ampleur. Du côté des élus, le maire Damien Meslot, le président du conseil départemental Florian Bouquet et les parlementaires ont demandé à l'Etat de prendre ses responsabilités pour soutenir les salariés et sauvegarder le site.