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Économie – Social

VIDÉO - "Je suis déçue, une fois de plus, de l'attitude du groupe PSA" dit la maire d'Hérimoncourt

mercredi 10 avril 2019 à 12:03 - Mis à jour le mercredi 10 avril 2019 à 13:02 Par Jonathan Landais et Rachel Noël, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon et France Bleu

La maire d'Hérimoncourt Marie-France Bottarlini assure qu'elle se battra pour maintenir une activité industrielle sur sa commune alors que PSA vient de confirmer le transfert d'activité du site PSA d'Hérimoncourt vers celui de Vesoul en Haute-Saône.

Marie-France Bottarlini, la maire d'Hérimoncourt était l'invitée ce mercredi de la matinale de France Bleu Belfort Montbéliard.
Marie-France Bottarlini, la maire d'Hérimoncourt était l'invitée ce mercredi de la matinale de France Bleu Belfort Montbéliard. © Radio France - Jonathan Landais

Hérimoncourt, France

Marie-France Bottarlini, la maire d'Hérimoncourt était l'invitée ce mercredi de la matinale de France Bleu Belfort Montbéliard au lendemain de la confirmation par PSA du transfert de l'activité pièces de rechange du site d'Hérimoncourt vers celui de Vesoul en Haute-Saône. L'élue dit sa colère et sa déception d'avoir appris la nouvelle "par voie de presse". Elle promet de se battre avec les élus du pays de Montbéliard pour qu'une "activité industrielle soit maintenue sur le site".

Un SMS des syndicats en conseil municipal

La maire d'Hérimoncourt a eu la confirmation définitive de ce transfert d'activité lundi soir en plein conseil municipal. "Je suis déçue une fois de plus de l'attitude du groupe PSA, de la direction qui ne nous a toujours pas informés, _on apprend toujours ça par voie de presse_, j'ai bien eu un texto des syndicats qui étaient présents à Poissy (lors du CCE de lundi au siège de PSA, NDLR), mais à ce jour aucun élu du pays de Montbéliard n'a été informé par la direction de cette décision qui est ferme cette fois", a-t-elle déclaré.

Les véhicules électriques autonomes, une piste de réindustrialisation ?

Selon Force Ouvrière, la piste de véhicules électriques autonomes pour des dessertes de court trajet pourrait être une des solutions pour la réindustrialisation du site d'Hérimoncourt, mais l'élue "n'en sait pas plus". "Jusqu'à présent nous avons rencontré par deux fois la direction lors de réunions présidées par le Préfet du Doubs, des pistes avaient été effectivement évoquées, la dernière réunion remonte au 15 mars, mais à ce jour on n'a aucune confirmation".

"C'est vrai que je pourrais me réjouir du maintien d'une activité sur le site, néanmoins il faut savoir que _cette activité c'est tout un savoir-faire_, elle ne se faisait qu'à Hérimoncourt, ça ne se fait pas à Vesoul, à Sochaux ou à Mulhouse, ces 200 salariés, ils ont un métier spécifique (...) on va perdre ce savoir-faire, certes il ne va pas y avoir de licenciement, tout le monde va être reclassé, mais on va perdre ce savoir-faire", déplore-t-elle sur France Bleu.

On est rentré dans une aire de rentabilité et d'économie"

"Il faut qu'on accepte que maintenant Peugeot c'est fini, l'histoire c'est fini, les sentiments c'est fini"

"On sait à l'heure actuelle que c'est l'argent, c'est la rentabilité (qui prime)... néanmoins, pour nous, ça reste quand même incompréhensible (...) quand on voit le même jour qu'on annonce la démolition du cercle hôtel à Sochaux, effectivement, je crois qu'il faut qu'on accepte que maintenant Peugeot c'est fini, l'histoire c'est fini, les sentiments c'est fini, et qu'on est rentré dans une aire de rentabilité et d'économie uniquement", dit Marie-France Bottarlini.

L'impact environnemental avancé par PSA

"On nous a présenté un petit powerpoint, ils ont joué sur l'impact environnemental en expliquant que c'était 60 camions par semaine qui faisaient le trajet de Vesoul à Hérimoncourt, 230.000 kilomètres sur l'année, mais c'est vraiment le seul chiffre qu'ils nous ont apportés (...) ils nous ont dit que si ils maintenaient l'activité sur le site d'Hérimoncourt, c'était un surcoût de 10% au niveau de l'activité économie circulaire (...) quand on voit les chiffres que dégage PSA, 10% c'est dérisoire", estime l'élue.

Prochaine réunion le 4 juin

Qu'attend-t-elle de la troisième réunion qui est prévue avec la direction de PSA le 4 juin prochain ? "On va travailler pour maintenir les 200 emplois sur le site d'Hérimoncourt comme s'y était engagé Grégoire Olivier sur votre antenne, on va travailler, tous les élus du pays de Montbéliard, pour qu'une activité industrielle soit maintenue sur le site d'Hérimoncourt (...) pour une commune de 3.700 habitants, perdre 200 emplois (...) ça a aussi un impact économique".

Cette usine a eu jusqu'à 900 salariés"

"Il faut savoir que cette usine elle a eu jusqu'à 900 salariés, on a déjà perdu 300 emplois fermes en 2001 quand l'outillage a quitté Hérimoncourt, il nous en reste 200, on y était attachés, et tant qu'on voyait le sigle PSA sur les murs, on se réjouissait d'avoir cette activité sur notre site", a-t-elle rappelé. Mardi, le député du Doubs, Frédéric Barbier avait réclamé la "contractualisation des engagements oraux" des dirigeants de PSA ces dernières semaines sur la "compensation des 200 emplois".