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Économie – Social DOSSIER : Mai-68

VIDÉO - Mai-68 : bilan du mouvement social en PACA

lundi 7 mai 2018 à 17:29 - Mis à jour le mardi 8 mai 2018 à 11:43 Par Isabelle Lassalle, France Bleu Azur, France Bleu Provence et France Bleu Vaucluse

Les historiens s’accordent à reconnaître trois phases dans le mouvement social de Mai-68 : la première est estudiantine, la deuxième est syndicale et sociale et la troisième et dernière est politique. Bilan du mouvement social en région PACA.

En Mai-68, la grève a très vite été très suivie en PACA.
En Mai-68, la grève a très vite été très suivie en PACA. © Maxppp -

PACA, France

La première étape de Mai-68 commence à Paris et s’étend immédiatement aux grandes villes universitaires. Puis les syndicats manifestent leur solidarité contre la répression et participent aux manifestations et notamment à celle du 13 mai. Si la grève a commencé avec les enseignants du supérieur, dès qu’elle se répend dans le monde ouvrier et chez les fonctionnaires, le mouvement devient social et syndical. C’est une phase qui va durer jusqu’au début du mois de juin. Et à partir de la dissolution de l’Assemblée nationale, c’est la troisième phase, politique.

Très vite, un mot d’ordre de grève illimitée

La grève démarre le 14 mai dans l’usine Sud-Aviation de Nantes et elle est immédiatement suivie dans une région comme la PACA où la CGT est dominante. Dès le lendemain, les premiers arrêts de travail à Sud-Aviation Cannes. Puis ce sera la mobilisation massive des cheminots de Marseille-Blancarde et la grève devient illimitée. 

Les autres centres SNCF de la région rejoignent le mouvement, tout comme les chantiers navals de la Seyne-sur-Mer, puis Air-France à Marignane, les Chèques postaux de Marseille, le port, les régies de transport, EDF-GDF, le BTP, les grands établissements industriels et le CEA de Cadarache.

Le 20 mai marque la généralisation du mouvement, les 24 et 25 mai son apogée. On compte alors plus de 300 000 grévistes dans les Bouches-du-Rhône. À Marseille comme à Toulon, tous les secteurs sont affectés, la grève est suivie à 98% par les mineurs de fond de Gardanne. À Aix, la grève s’étend même aux commerces, cafés, au secteur artisanal et aux taxis.

Vers un débouché politique ?

À partir du 20 mai, l’essence commence à manquer, les denrées se raréfient, l’armée est réquisitionnée pour le ramassage des ordures. À partir du 25 mai, les communistes essayent de donner au mouvement une dimension plus politique en sollicitant la formation d’un « gouvernement populaire d’union démocratique ». La reprise ne se fera qu’à partir du 2 juin, et même plus globalement, du 5 juin.

Après l’allocution du Général de Gaulle le 30 mai, plusieurs manifestations de soutien au pouvoir ont lieu à Paris notamment. Alors qu’à Marseille, c’est le contraire et des milliers de personnes défilent sur la Canebière. Les élections législatives des 23 et 30 juin éloigneront bien des espoirs de changement en donnant une « majorité inespérée » au pouvoir, grâce à la « majorité silencieuse », même dans une région marquée alors à gauche, comme la PACA.