Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

VIDÉO - Un collectif réfléchit à l’après-avion à Toulouse, ville de l’aéronautique

-
Par , France Bleu Occitanie

Avec la crise de l'aéronautique, rien ne pourra plus être comme avant. Le collectif "Pensons l'aéronautique pour demain" réfléchit à l'après-avion. L'un de ses membres, Maxime Léonard, répond aux questions de France Bleu Occitanie

Maxime Léonard – Membre du Collectif "Pensons l'Aéronautique pour demain "
Maxime Léonard – Membre du Collectif "Pensons l'Aéronautique pour demain " © Radio France - Jeanne-Marie Marco

"Une croissance infinie dans un monde fini, c'est fini !" À Toulouse, dans la ville de l’aéronautique, un collectif apporte une voix discordante. Ces chercheurs, salariés, syndicalistes ou étudiants réfléchissent aux pistes de reconversion de l’industrie aéronautique. Pour eux , il faut produire moins d’avions et se réorienter vers des secteurs respectant la transition climatique. Maxime Léonard, membre du collectif "Pensons l'aéronautique pour demain" répond à nos questions.

Il a quel but votre collectif ?

De proposer d’autres solutions que celles qu’on entend aujourd’hui. Nous sommes des syndicalistes, des salariés indépendants, des ONG comme Attac, Les amis du Monde diplomatique ou l’université populaire de Toulouse. Iil y a aussi des étudiants ou des riverains de l’aéroport. Nous avons aussi des chercheurs qui cherchent des solutions pour décarboner l’économie. Ils ont récemment sorti un rapport qui chiffre les scénarios compatibles avec les enjeux climatiques de la COP-21. Ce que disent ces chercheurs, c’est qu’on doit ajuster le niveau du trafic aérien qui ne doit en aucun cas repartir comme avant la crise du Covid.

Est-ce que cela passe par moins de construction d’avions à Toulouse ?

Il faudra probablement produire moins d’avions. Nous, nous étudions des pistes de diversification qui permettraient à notre territoire de sortir de la dépendance du tout-aéronautique et de compenser la baisse de charge liée à la baisse du trafic aérien.

Concrètement, une entreprise, une PME de l’aéro, vers quelle filière peut-elle se tourner pour se reconvertir ?

Quand on parle de transition énergétique aujourd’hui, cela veut dire qu’il faut mieux isoler les bâtiments, qu’il faut développer d’autres moyens de transport que l’avion. Le ferroviaire, les éoliennes, les panneaux photovoltaïques, les chauffe-eau solaires : il y a un vrai vivier d’emplois dans cette transition énergétique qui est énorme, et les compétences que nous avons dans l’aéronautique peuvent servir dans ces nouvelles filières, en se reconvertissant ou en utilisant les postes actuels pour aller vers la transition énergétique.

Les sous-traitants ont les machines pour se lancer dans le ferroviaire ?

Certaines machines pourraient être utilisées. Cela fait partie des choses que l’on examine plus en détails, mais l’idée est d’aller sur les marchés ou les produits qui répondent à cette transition énergétique.

Vous avez déjà ciblé des entreprises qui pourraient se reconvertir ?

Nous sommes en relation avec des gens qui ont déjà fait ce travail là. Notre collectif fait déjà des propositions, l’idée est qu’elles aboutissent dans le courant de l’été prochain. Nous organiserons des assises de l’aéronautique à Toulouse. Nous y inviterons des décideurs politiques et économiques. Nous leurs proposerons de réfléchir à ces alternatives.

L’idée, c’est aussi de nous inciter à prendre moins l’avion ?

C’est déjà le cas pour les voyages d’affaire : les entreprises se sont adaptée avec les réunions en visioconférence, à distance. L’idée c’est de mieux voyager plutôt que de voyager plus, comme on le faisait avant avec les vols low-cost, les vols à quelques dizaines d’euros pour passer le weekend à Prague ou ailleurs. C’est un délire qu’on ne peut plus se permettre aujourd’hui, climatiquement parlant.

Et pourquoi ne pas récompenser ceux qui ne prendront pas l’avion ? C'est ça le monde de demain ?

On imagine en effet un système comme celui-là : un bonus avec des quotas de kilomètres parcourus en avion. Si l’on prend un long courrier, on tapera davantage dans son budget de "miles" pour l’année. Ce sont des choses qu’on imagine. Évidemment, il ne faut pas que du répressif, il faut aussi accompagner les gens dans leur imaginaire et les convaincre de cette nouvelle donne. C’est là-dessus que notre collectif travaille.

Participez à la consultation #MaSolution

Vous avez repéré ou imaginé une solution pour améliorer le quotidien autour de chez vous ? Vous avez identifié des besoins locaux et vous avez des idées pour y répondre ? Avec "Ma solution", France Bleu vous donne la parole : partagez votre expérience, signalez les initiatives les plus utiles, faites vos propositions et donnez votre avis sur celles des autres. La solution, c’est vous !

Pour afficher ce contenu Make org, vous devez accepter les cookies Mesure d'audience.

Ces cookies permettent d’obtenir des statistiques d’audience sur nos offres afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus. 

Gérer mes choix

Choix de la station

À venir dansDanssecondess