Économie – Social

Vienne : c'est l'heure de la reconversion pour d'anciens salariés d'Autoliv

Par Thomas Benech, France Bleu Poitou jeudi 22 octobre 2015 à 6:00

Les ex-Autoliv dans leur salle de cours.
Les ex-Autoliv dans leur salle de cours. © Radio France - Thomas Bénech

Depuis le 5 octobre, 13 anciens salariés de l'usine Autoliv-Isodelta à Chiré-en-Montreuil, entament une formation pour devenir aide à domicile. Un moyen de rebondir après le plan social qui a frappé le site il y a quelques mois.

Ils sont 2 hommes, 11 femmes. Leur point commun : ils ont travaillé pendant plusieurs années pour le fabricant de volants de voitures Autoliv-Isodelta. L'entreprise frappée par un plan social qui a conduit à la suppression de 202 emplois,  tous ont décidé de quitter leur usine et d'entamer une nouvelle carrière. Pour cela, depuis début octobre, ils suivent au centre de formation du lycée St- Jacques-de-Compostelle de Poitiers une formation d'aide à domicile pouvant leur permettre de devenir aide-soignant.

Beaucoup parmi ces 13 anciens ouvriers pensaient depuis un moment s'orienter vers le social, un secteur où il y a des besoins.  C'est le cas de Franck, 46 ans : 

"Depuis quelques années, j'avais ça en tête. Comme on entendait parler du plan social, je me suis dit : je garde ça de côté, quand le plan social tombera je ferai ce que j'ai à faire". 

C'est par son frère que Franck entend parler du centre de formation du lycée St-Jacques-de-Compostelle. Il va ensuite en parler autour de lui, et Franck comme d'autres salariés vont aller frapper à la porte de l'établissement.

Une formation pour tourner une page de vie

Cette formation, c'est l'occasion de changer de vie. C'est presque une chance explique Brigitte, ex-Autoliv : 

"Moi c'est un peu mes filles qui m'ont boosté. Depuis le temps que je leur disais que je voulais m'occuper d'enfants handicapés, elles m'ont dit, fonce maman c'est ton rêve depuis longtemps ! " 

Et Brigitte s'est lancé. Non sans inquiétude. Une inquiétude partagée par son collègue David qui veut devenir aide-soignant pour "apporter quelque chose aux gens". Au départ, il s'inquiète de son retour à "l'école", des cours à suivre. Mais aujourd'hui, l'appréhension est retombée et il suit avec plaisir sa formation, une formation qui au mois décembre sera complétée par des stages dans des structures.